vendredi 3 avril 2020

Cameroun : Les écervelés primitifs de la haine.


Supposons qu’il existe quatre pays dans le monde : Le Foristan, le Richistan, le Pauvristan et le Debrouillardistan. 

Le Foristan est un pays économiquement, technologiquement et militairement fort. Le Richistan est un pays de moines qui vendent les cours de Kung Fu au Foristan. Le Pauvristan est un pays qui compte sur sa diaspora de travailleurs immigrés pour avoir de l’argent. Le Debrouillardistan est un pays de débrouillards.

Pour capter la richesse de chacun de ces pays, les économistes utilisent un indicateur mondial et standard qu’ils appellent le Revenu National Brut (RNB). Par exemple : Le RNB du Foristan est de 300 dollars, celui du Richistan est de 200 dollars. Celui du Pauvristan est de 1 dollar. Celui du Debrouillardistan est de 10 dollars.

Supposons qu’une épidémie de Covid 19 se déclenche dans le Richistan. Au bout de quelques jours, les observateurs curieux et attentifs constatent que cette épidémie a une progression rapide. Ils mettent en place les premiers moyens de lutte :

·        Information de la population
·        Séquençage du génome du virus
·        Détection des moyens de transmission
·        Prise en charge des premiers malades

Compte tenu du volume et de la rapidité des échanges économiques et humains entre le Richistan et le Foristan, les observateurs constatent qu’après avoir envahi le Richistan, cette épidémie se propage peu de temps après dans le Foristan.

Le Pauvristan et le Debrouillardistan étant des pays ayant peu d’échanges humains avec le Richistan et le Foristan, l’épidémie s’y développe plus tard. Ensuite elle y prend de l’ampleur à cause de causes multiples.

Tous les jours, dans chacun des pays, le décompte des nouveaux cas de contamination au Covid 19 s’effectue méthodiquement. Au bout de 45 jours, on note 10 mille cas au Richistan, 3 mille cas au Foristan, 15 cas au Pauvristan et 3 cas au Debrouillardistan.

Un scientifique citoyen curieux du Pauvristan note que l’épidémie se propage d’abord entre les pays qui ont un RNB élevé. Ce qui est normal, car le volume des échanges humains est élevé entre ces pays et l’humain est le transmetteur du virus. Il essaye donc de construire une courbe d’évolution des contaminations dans son pays. Il effectue quelques prédictions qui s’avèrent réalistes et se réalisent effectivement. 

Un jour, ce scientifique citoyen et curieux collecte patiemment deux types de données : Les RNB de chacun des 4 pays contaminés par le COVID 19 et une photographie de l’état des contaminations dans ces pays. Pourquoi le fait-il ? 

Est-il payé pour cela ? Non.
Veut-il nuire à quelqu’un ou à un groupe de personnes ? Non.
Veut-il faire la propagande d’un gouvernement ? Non.
Veut-il séduire une femme en paraissant intelligent ? Non.

Mais pourquoi le fait-il ? Pour une raison simple et humaniste qui s’appelle le partage. Partager ce qu’on pense avec les autres. Réfléchir et partager pour susciter d’autres réflexions et d’autres idées qui vont entraîner une meilleure compréhension pour tous.

En collectant Ces données, que veut montrer ce citoyen curieux ? Deux choses :
1)   Les pays les plus riches à savoir Foristan et Richistan ont le plus grand nombre de contaminations au virus.
2)   Les pays les plus pauvres à savoir Pauvristan et Debrouillardistan ont tout intérêt à avoir très peu de contaminations au virus.

Ce scientifique construit donc un joli tableau constitué des RNB des pays et de la photographie de leurs contaminations au Covid 19 à un instant donné. Il partage ce tableau en indiquant que lorsqu’on divise le RNB de chaque pays avec le nombre de ses contaminations au COVID 19, on a un chiffre qui donne une indication sur la capacité du pays à lutter contre l’épidémie. Pour que ce chiffre soit plus explicite, il l’affiche en pourcentage.

Pourquoi le chiffre qui résulte de la division entre la richesse d’un pays et le nombre de cas de contaminations est-il un indicateur intelligent et pertinent ? Parce qu’il permet de dire que :

·        Quand on a beaucoup de personnes à soigner, il vaut mieux avoir beaucoup d’argent.
·        Si on a peu d’argent, il est préférable d’avoir peu de personnes à soigner.

Il ne s’agit pas d’une théorie scientifique. L’ambition n’est pas celle-là. En effet, une théorie ne repose pas sur une division. On ne construit pas une théorie en un tweet. Ce que ce citoyen scientifique fait, c’est un constat intelligent conçu dans son esprit créatif, grâce à sa capacité d’imagination.

Il ne s’agit pas d’une idée clivante. Car, si ce scientifique veut diffuser et faire la propagande d’idées clivantes, il a une bibliothèque infinie de formulations littéraires de tous niveaux et de tous acabits pour en émettre.

Pour schématiser son concept, le scientifique l’appelle RiCo : signifiant Richesse de Contention. En d’autres termes, c’est la valeur ajoutée apportée par le confinement. En effet, tous les chercheurs et savants de l’ensemble des pays ont affirmé que la phrase « Restez chez vous » est pour l’instant le meilleur traitement contre la propagation du virus Covid 19.

Ayant partagé ses idées, le scientifique citoyen a été l’objet d’attaques, d’insultes, de quolibets, de recherches compulsives sur ses aptitudes intellectuelles et professionnelles par une bande de morveuses et de morveux nantis écervelés primitifs ethnofascites incréatifs et incapables de produire un raisonnement éclairant pour la communauté.

Affaire à suivre…


Serge Mbarga Owona.
Mathématicien, concepteur de logiciels, poète, écrivain.
Professionnel du Marketing.

mardi 3 mars 2020

Cameroun : le cartel de la guerre de communication hybride


Cet article est un récit chronologique et une analyse de la propagation des informations diffusées à travers plusieurs canaux sur l’affrontement survenu le 14 février 2020 dans le village de Ngarbuh dans la région du Nord-ouest du Cameroun. Dans cette région, l’Etat du Cameroun est en conflit contre des groupes terroristes séparatistes violents et armés.

Ces informations authentiques, inauthentiques, vraies, fausses, recoupées, modifiées ou rapportées ont été diffusées massivement sur un ensemble de comptes de réseaux sociaux d’activistes et d’organismes non gouvernementaux. L’Etat du Cameroun a mené une communication régulière à propos de cet incident dès le 17 février 2020.


Le 14 février 2020 à 19H 26 (GMT+1), un compte sur le réseau social Twitter dont le pseudonyme est « @ngwange_ngala » publie un message dans lequel il écrit que des militaires ont « massacré » 22 civils dans le village Ngarbuh dans la région du Nord-ouest du Cameroun.

Pour étayer ses affirmations, ce compte affiche deux images tirées du réseau social Facebook et publiées par des comptes Facebook aux noms de « Ashu Kingsley » et « TownCryer Mehmood ». Le compte Facebook Ashu Kindsley affirme que 22 civils ont été « assassinés » par l’armée et parmi ces morts, il y a une famille entière de cinq personnes : le père, une femme enceinte et 3 enfants.

Quelques heures plus tard, le 14 février à 21H13 (GMT+1) le même compte Twitter « @ngwange_ngala » indique le chiffre de 25 femmes et enfants tués. Cette fois-ci, il met des images de corps dans son tweet. Des corps brulés et des corps d’enfants sans autre précision sur l’obtention de ces images.  Sur certaines des images publiées par ce compte, la luminosité est importante, ce qui peut indiquer que les photographies de ces corps sont prises dans la journée du 14 Février à Ngarbuh.
 



Il faut tout de même noter que sur ces images d’enfants publiées sur le compte Twitter « @kwange_ngala », il y a des barres de défilement à gauche et à droite des images. Ces barres indiquent que ces images ont été récupérées à l’aide de « captures d’écran » sur une liste d’images défilantes sur un site Internet.





Le 15 Février à 16H56 (GMT+1), le compte Twitter « @MantoZui » affirme que plus de 40 civils ont été exécutés, brûlés dans leurs maisons par l’armée. Ce compte est le premier à publier une photo montrant huit enfants, garçons et filles souriant.  À quel moment a été prise cette photo ? Comment ce compte se l’est-il appropriée ? Cette photo s’est répandue de façon virale par la suite, sur les réseaux sociaux.
 




Le même jour, 15 février, le compte Twitter « @ngwange_ngala » publie un deuxième tweet en ajoutant cette fois-ci les images d’enfants issus du compte « Nzui Manto », avec en plus un montage de diverses images atroces d'enfants morts.

Il faut noter que ni la provenance de ces images, ni les circonstances de la mort de ces enfants ne sont indiquées. Sur ces images atroces, seul un bandeau est apposé pour orienter la perception du lecteur vers Ngarbuh. Ce bandeau comporte la phrase: « Victims of Ngarbuh Genocide ».
 



A 17H31 (GMT+1), le 15 février, le compte des activistes ambazoniens du « Southern Cameroons Amba Activists Front", en abrégé « SCAAF » reprend les images publiées par tous les comptes précédents et les affiche sur son site en envoyant des notifications à un ensemble de leaders et d’organismes internationaux.








Le même jour, 15 Février à 18H30 (GMT +1), le compte Twitter Cameroon News Agency (@CMRNewsAgency) publie la photo des huit enfants souriants précédents et à cette photo, il ajoute une photo sur laquelle on aperçoit 3 enfants couchés et morts.
 







Une recherche de l’image montrant les trois enfants couchés en utilisant la technique de recherche par « image inversée » sur Google permet de constater un fait curieux.

Recherche par « image inversée » de la photo publiée pour la première fois sur Twitter par le compte Cameroon News Agency.



La recherche inversée de cette image sur Google renvoie à plusieurs liens, dont deux publications d’articles sur le site Internet « Coups Francs ». Deux faits curieux nous interpellent ici : la date indiquée sur la première publication c’est le 22 août 2017, la date indiquée sur la deuxième publication c’est le 19 novembre 2018.


En cliquant sur le lien Facebook indiqué sur le site Internet « Coups Francs », on se retrouve sur la page Facebook officielle de Remy Ngono, un activiste vivant en France et connu pour ses prises de position régulières contre le gouvernement camerounais.

Pourquoi cette photo, censée représenter un événement qui s’est déroulé le 14 Février 2020 apparaît-elle sur ce site Internet de Remy Ngono avec les dates de novembre 2018 et Août 2017 ?


Le 15 Février 2020 à 18H30, l’activiste pro sécession Mimi Mefo a repris les deux images publiées par le compte Twitter « Cameroon News Agency ». Elle publie ces images sur son compte Twitter en indiquant en commentaire: « l’armée camerounaise a effectué un raid à Ngarbuh. Les rapports indiquent que 27 personnes ont été tuées, dont des enfants ».


L’activiste poursuit son commentaire en indiquant qu’elle « a récupéré des images sur le compte Twitter de « Cameroon News Agency » et ces images montrent les enfants vivants et par la suite les enfants morts, tués par les soldats ».


Il faut noter que ce commentaire reprend les termes utilisés par le compte « Cameroon News Agency ». En effet, ce compte affirme le 15 Février que les deux photos montrent d’un côté les enfants vivants et de l’autre les mêmes enfants tués par l’armée.

Ces deux photos publiées par le compte « Cameroon News Agency » et reprises par le soutien sécessionniste Mimi Mefo entraînent plusieurs questionnements :


Concernant la photo montrant les enfants debout et souriants: Qui a photographié ces enfants? Quand ont-ils été photographiés? Les militaires sont-ils ceux qui ont pris le temps de les photographier avant leur décès? Puis, une fois les enfants décédés, ces mêmes militaires les ont-ils une fois encore photographiés?

Pour ce qui concerne la photo montrant trois enfants couchés et morts, une chose est certaine:  en considérant l’ensoleillement sur ces photos et la date de leur publication, au cas où elles seraient issues de l’incident de Ngarbuh, elles n’auraient pu avoir été prises que le 14 ou le 15 février 2020 en journée.

La première photo représente-t-elle bien des enfants de Ngarbuh ? La deuxième photo montre-t-elle les mêmes enfants morts ? Ou alors s’agit-il d’autres enfants ? Une chose est certaine, c’est la mise en parallèle de ces deux photos sur le compte Twitter de l’activiste sécessionniste Mimi Mefo qui a déclenché la propagande médiatique qui s’est ensuivie.

Le 16 Février, le compte facebook « Justice and Dignity Campaign » annonce l’assassinat de quatre hommes d’une même famille de l’ethnie mbororo pendant leur prière matinale. L’assassinat se produit dans le Département du Donga Mantung, dans l’arrondissement du Mbui-Mben. Le peuple mbororo vit dans la région du Nord-ouest du Cameroun.

Ce compte indique les noms des victimes, ainsi que des photos illustrant leurs corps recouverts de pagnes. En concluant son écrit, l’auteur de la nouvelle demande la protection de Dieu. Ce massacre ne connaît malheureusement pas la même amplification médiatique que l’incident qui s’était produit quelques jours auparavant.

Les populations mbororos qui sont des habitants autochtones des régions anglophones du Nord-ouest du Cameroun ont déjà été l’objet de multiples assassinats, actes de tortures et de mutilations diverses par les terroristes séparatistes de la région du Nord-Ouest. Ces faits, lorsqu’ils sont connus, sont documentés, mais ils ne bénéficient malheureusement pas de la même promotion médiatique que les incidents qui ébranlent le séparatisme terroriste armé ambazonien. Pourquoi ?

Le 17 Février, le Ministère de la défense du Cameroun,  par son responsable de la communication, le Capitaine de Frégate Cyrille Atonfack,  publie un communiqué officiel expliquant les circonstances de la survenance de l’affrontement dans le village de Ngarbuh, arrondissement de Ndu, département du Donga-Mantung dans la région du Nord-ouest du Cameroun. Ce communiqué est précis dans le détail du déroulement de l’incident.

Le 14 Février 2020, quatre militaires et deux gendarmes, informés par des repentis de la présence de terroristes dans le village de Ngarbuh, effectuent une approche de reconnaissance nocturne à pied dans le village de Ngarbuh. Face à des tirs armés provenant d’une maison transformée en camp retranché, les forces de sécurité ripostent et une explosion entraîne  la mort de sept terroristes et de cinq civils,  dont une femme et quatre enfants. Le communiqué de l’armée s’achève en indiquant qu’une enquête plus approfondie a été immédiatement ouverte. Enquête incluant les forces de gendarmerie et la sécurité militaire.

Le 20 février, un article paraît dans le journal catholique La croix. Il reprend une déclaration de l’évêque George Kuo du diocèse de la ville de Kumbo dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. L’évêque déclare dans un communiqué daté du 18 févier 2020 : « Ce 14 Février les militaires ont encerclé Ngarbuh vers 04H du matin et il nous a été rapporté que 24 personnes ont été tuées ». Dans le communiqué de l’évêque, on note une seule certitude, l’encerclement de Ngarbuh. Concernant les victimes, l’évêque préfère utiliser l’expression « il nous a été rapporté ».





Les déclarations de l’évêque sont reprises et déformées sur les réseaux sociaux comme l’attestent les déclarations suivantes des comptes Twitter « @CNkamngo » et « @Blasphemons »:
 






















Le Jeudi 20 Février 2020, le porte-parole de l’armée Cyrille Atonfack est interviewé sur la radio camerounaise ABK pendant 30 minutes. Il donne un récit de ce qu’il s’était passé à Ngarbuh le 14 Février 2020.

Le Capitaine de Frégate commence par indiquer qu’il s’exprime au terme d’un recoupement minutieux d’informations sur le terrain à Ngarbuh. Il dresse le tableau de Ngarbuh : une zone enclavée à  laquelle on accède exclusivement par motocyclettes. Dans ce village, les sécessionnistes ont fortifié une maison qui est devenue un centre névralgique dans lequel ils stockaient munitions et carburant.

En approchant de la maison érigée en place forte par les sécessionnistes, l’armée fut prise à partie par un tir nourri d’armes issu de la maison. L’armée riposta. 7 sécessionnistes furent tués et un certain nombre s’enfuirent. Pendant les combats, le dépôt de carburant constitué par les sécessionnistes dans la maison s’enflamma, engendrant une explosion qui se propagea dans quelques habitations alentour. Cette opération militaire entraîna également et malheureusement le décès de cinq innocents : quatre enfants et une femme.

Le vendredi 21 Février, lors d’une cérémonie religieuse organisée dans la cathédrale de Kumbo dans la région du Nord-ouest du Cameroun, cérémonie dédiée au recueillement pour le repos des âmes des victimes, une chapelle ardente est placée dans la cathédrale. Sur la chapelle ardente, la photo montrant un groupe de huit enfants et douze inscriptions contenant des noms et des âges de personnes sont affichées.


Dans son commentaire faisant allusion à cette manifestation œcuménique,

le compte Twitter « Cameroon News Agency », qui fut un des premiers relais de l’incident de Ngarbuh,  indique que la manifestation est dédiée à la prière pour le repos de l’âme de quatorze enfants et douze adultes morts à Ngarbuh. Pourtant, sur les propres images de la cérémonie religieuse publiées par ce compte, on dénombre 12 noms. Noms dont  la tranche d’âge indiquée va de trois ans à douze ans, plus une inscription comportant un autre nom avec l’inscription « enceinte ».

Cette publication interpelle sur plusieurs points :

Pourquoi la même photo des huit enfants publiée par les activistes pro-sécession a-t-elle été reprise lors de la manifestation dans la cathédrale de Kumbo ? Cela signifie-t-il que certains enfants figurant sur cette photo font partie des victimes ? Cela signifie-t-il que l’ensemble des huit enfants figurant sur cette photo fait partie des victimes ? Qui sont les parents de ces enfants ? Sont-ils morts pendant l’affrontement ? Sont-ils vivants ? Où sont les témoignages des survivants ?


On notera aussi que le chiffre de douze morts annoncé par le porte-parole de l’armée est celui qui se retrouve sur la chapelle ardente érigée pour rendre hommage aux disparus dans la cathédrale. Mais, au contraire de  l’armée qui a reconnu la mort de sept terroristes armés et quatre enfants, plus une femme, sur la chapelle ardente, l’âge des morts  indiqué varie entre trois ans et douze ans et seul l’âge de la femme enceinte n’est pas indiqué. Tout ceci est étrange. Comment les informations qui se trouvent sur la chapelle ardente ont-elles été recoupées ?

Le vendredi 21 février, un homme jusque-là connu pour ses agressions filmées contre musiciens et journalistes camerounais,  qui s’appellerait Thiam Abdoulaye,  à quelques jours de son procès pour saccage de  l'ambassade du Cameroun en France, interpelle bruyamment le  président français au Salon de l’agriculture à Paris. Il lui annonce « qu’il y a un génocide au Cameroun dans lequel il y a plus de 22 morts qui sont morts calcinés ».

Le jour suivant, samedi 22 février, le président exécutif de la Convention Baptiste du Cameroun « CBC » émet un communiqué dans lequel il indique que des forces de l’ordre occupèrent un bâtiment de cette organisation religieuse dans la commune de Ntumbaw. Cette organisation annonce avoir perdu 11 de ses membres, parmi lesquels 5 enfants, 5 enquêteurs et un chef des cœurs dans les incidents de Ngarbuh et Ntumbaw. Les enfants indiqués ici correspondent-ils à ceux qui ont été mentionnés par l’armée ? Les cinq enquêteurs et le chef de cœur étaient-ils également combattants sécessionnistes ? Notons que dans le communiqué de la CBC, il n’est pas fait mention de la femme enceinte mentionnée dans le communiqué de l’armée.

Le dimanche 23 Février, au cours d’un débat organisé par la chaîne de télévision publique camerounaise CRTV, le contradicteur du responsable de la communication au Ministère de la défense ne vient pas sur le plateau télé. L’armée réaffirme encore les chiffres de sept terroristes tués et cinq civils dans le village de Ngarbuh. Ces mêmes chiffres avaient déjà été annoncés par l’armée dans la chaîne de radio privée ABK et dans le communiqué officiel du Ministère de la défense.

Le lundi 24 Février, l’Agence France Presse (AFP), une agence de presse mondiale d’origine française et dont le rôle est la collecte, la vérification, le recoupement et la diffusion de l'information sans manipulation montre à travers trois exemples, comment l’information est manipulée après l’incident de Ngarbuh :

Dans le premier exemple, une opération de solidarité des militaires camerounais apportant leur aide pour l’inhumation de citoyens est transformée par les sites propagandistes des sympathisants ambazoniens en volonté des militaires de cacher un massacre dans une fosse commune.

Dans le deuxième exemple, l’activiste antigouvernemental Remy Ngono, habituel des micros de RFI,  récupère des images issues de décès survenus à la suite de pluie torrentielles au Ghana en 2017 et les affiche comme preuves de la mort de citoyens camerounais dans le village de Ngarbuh.

Dans le troisième exemple, le compte Facebook « Nzui Manto », celui-là même qui sur Twitter avait affiché l’image des enfants devenue caractéristique de l’évènement de Ngabuh et qui affirma que ces enfants avaient été exécutés ainsi que 40 personnes brûlées vives ; ce compte affiche des images en les présentant comme la preuve des nombreux morts de Ngarbuh. La vérification de l’AFP montra que ces images sont issues de captures d’écran prises dans une vidéo tournée dans le village de Pete Bakundu dans la région du Sud-Ouest du Cameroun en août 2018.


Le mardi 25 Février 2020, plusieurs comptes Twitter des activistes ambazoniens annoncent qu’un activiste nommé Mallam Danjuma de Ngarbuh a été arrêté par les forces de défense et de sécurité camerounaises.

Le compte « @AFUUGYNNS » qui se définit lui-même comme activiste ambazonien, écrit le premier tweet à 10H26 (GMT+1) dans lequel il indique que Danjuma a été arrêté. Il mentionne le compte de la représentante de l’organisation Human Rights Watch Ilaria Allegrozzi « @ilariallegro ».


L’activiste terroriste Marc Bareta reprend la même information sur son compte Twitter.





C’est ensuite au tour du compte Twitter Ambazonia Prince « @yerijuls », de diffuser l’information, ainsi que le compte « Cameroon News Agency » cité précédemment.











Puis le compte Nzui Manto « @mantoZui » qui avait été le premier à publier la photo des huit enfants utilisée pour illustrer les événements du village de Ngarbuh.










Est-ce à cause de l’arrestation de Mallam Danjuma le 25 février que Human Rights Watch publie rapidement son rapport ce même mardi 25 Février à 17H49 (GMT+1) ?

Dans son rapport, Human Rights Watch indique que des forces gouvernementales et des membres armés de l’ethnie peule ont tué au moins 21 civils dont 13 enfants et une femme enceinte, le 14 février dans le village de Ngarbuh. Cette organisation indique « avoir interrogé 25 personnes, dont trois témoins des meurtres et sept proches des victimes ». Le rapport de Human Rights Watch manque de précisions sur les faits, reste vague sur les motivations des forces armées…

Un exemple de paragraphe pris dans le rapport de Human Rights Watch: "Toutefois, des témoins et des habitants, avec lesquels Human Rights Watch s’est entretenu, ont affirmé qu’il n’y avait pas eu de confrontation entre les séparatistes armés et les forces de sécurité, qu’ils n’avaient pas entendu d’explosion et que les meurtres avaient été délibérés."

L’armée camerounaise aurait donc sans aucune raison, tué au moins 21 personnes, dont 13 enfants et une femme enceinte…

Une telle accusation saugrenue se passe de tout commentaire lorsqu’on sait que le professionnalisme de l’armée camerounaise lui vaut de servir actuellement et depuis de nombreuses années dans plusieurs missions des Nations Unies et d’être reconnue par son exemplarité dans plusieurs pays dans le cadre des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies…

Tableau non exhaustif de la participation de l’armée camerounaise aux opérations de maintien de la paix de l’ONU :




Le Jeudi 27 février, un document vidéo prouve les liens entre la représentante de l’organisation Human Rights Watch (Ilaria Allegrozzi) et un terroriste ambazonien appelé Nfor Yacubu arrêté par l’armée.

Dans le smartphone de ce terroriste, des conversations et des échanges de fichiers avec Ilaria Allegrozzi sont retrouvés, prouvant qu’il était la source d’information de cette dame dans le cadre des incidents de Ngarbuh. Est-ce à partir des informations fournies par le terroriste Nfor Yacubu que Madame Ilaria Allegrozzi a monté ses accusations contre l’armée camerounaise ? Nfor Yacuba et Mallam Danjuma sont-ils une seule et même personne ?

Le jeudi 27 Février, le ministre camerounais de la communication, René  Emmanuel Sadi, tient une conférence de presse dans laquelle il réaffirme les faits qui avaient été recoupés et indiqués dès le 17 février par l’armée camerounaise.

On note donc que dix jours après sa première déclaration, l’Etat camerounais ne change pas sa version des faits d’un seul iota: quatre militaires et deux gendarmes se rendirent, sur information, dans le village de Ngarbuh la nuit. Des terroristes guetteurs leur tirèrent dessus depuis une place forte contenant leurs stocks de carburant et de minutions. Au cours de  l’échange de coups de feu, sept terroristes furent abattus. Un certain nombre prirent la fuite. Pendant l’échange des coups de feu, le stock de carburant et le dépôt de minutions des terroristes explosa, causant malheureusement la mort de quatre enfants et d’une femme.

Le vendredi 28 Février, sur instruction du Chef de l’Etat camerounais Paul Biya, une équipe comprenant les plus hauts responsables militaires et civils de la région du Nord-Ouest est descendue sur le terrain à Ngarbuh. Cette équipe organise des rencontres avec la population et collecte ses témoignages. Il s’agit d’une enquête transparente destinée à fournir un rapport détaillé sur ce qu’il s’est passé à Ngarbuh le 14 Février.

Depuis la survenance de l’incident de Ngarbuh, plusieurs chiffres sur le nombre de victimes ont été avancés par différents activistes favorables à la sécession prônée par les groupes terroristes armés d’Ambazonie.

Si les religieux de la convention Baptiste du Cameroun et l’évêché de Kumbo ont évoqué le chiffre de 11 ou 12 tués proches du chiffre de 7 terroristes, 4 enfants et une femme enceinte annoncé par l’Etat camerounais, les activistes favorables à la sécession ont indiqué des chiffres qui varient entre 22 et 40 victimes.

Chiffres avancés sur les victimes :

Le cartel de la guerre de communication hybride auquel le Cameroun est confronté depuis les débuts de sa lutte en 2013 contre la secte terroriste Boko Haram est constitué :
  • D’organismes visibles
  • De groupes anonymes visibles
  • De groupes non anonymes actifs sur les réseaux sociaux
Cette lutte du Cameroun qui commença contre le terrorisme intégriste religieux se poursuit depuis l’année 2016 face à un terrorisme qui n’est pas religieux, mais identitaire xénophobe : l’ambazonie.

Dans la lutte contre Boko Haram, la propagande est principalement diffusée via des canaux de communication officiels connus du groupe terroriste. Cette propagande relai des actions militaires de revendication, des actes d’intimidation et des communications de propagande favorables à l’idéologie terroriste.

L’incident survenu dans le village de Ngarbuh permet d’établir la cartographie des amplificateurs du conflit dans les régions anglophones du Cameroun. Ces amplificateurs utilisent une propagande de masse s’appuyant sur le bombardement répétitif d’informations écrites et visuelles construites à partir d’incidents quelconques réels ou non.

Les incidents sont grossis ou déformés  dans le but de focaliser l’attention de l’audience choisie sur des mots-chocs et des images violentes.

Dans le cas de Ngarbuh, quelques mots-chocs utilisés sont: « massacres, enfants, femme enceinte, génocide ». Les images violentes sont récoltées partout sur Internet, pourvu que leur contenu puisse se rapprocher de l’objectif visé :
  • Susciter l’indignation.
  • Provoquer la réaction vive, émotive de l’opinion publique.
  • Enclencher l’intervention de leaders identifiés, d’organismes internationaux.
  • Favoriser le relais des médias internationaux.

Quant à la cartographie des amplificateurs, il s’agit de :
  • Comptes anonymes sur les réseaux sociaux
  • Comptes non anonymes créés par des agents de la propagande vivant loin de la zone de conflit
  • D’organismes sympathisants de la cause terroriste
  • D’organes de presse au travail d’investigation inexistant ou insuffisant
  • De promoteurs de la violence et du chaos aux fins d’en tirer des avantages économiques ou du pouvoir politique

Ces amplificateurs volontaires ou non provoquent un battage médiatique pensé, conçu et diffusé de façon réfléchie, respectant un calendrier de propagation stratégique.

L’incident de Ngarbuh montre aux pays africains tels que le Cameroun, la nécessité urgente d’organiser des cellules de veille médiatique et de communication de crise pluridisciplinaires, proactives et bénéficiant d’outils de riposte fulgurants face à la diffusion rapide de la propagande terroriste.

Le combat qu’un pays comme le Cameroun gagne sur le terrain réel, pour la protection de tous les citoyens et la préservation de la paix civile ne doit pas être perdu sur le terrain virtuel, celui de la communication instantanée, mondialisée, virale.

Le combat doit être gagné sur le terrain réel et sur le terrain virtuel. En effet, l’opinion nationale et internationale n’étant pas dans les villages tels que Ngarbuh pour vérifier les faits au moment où ils se produisent, elle risque d’y venir pour de bonnes ou de mauvaises raisons pour essayer d’imposer une nouvelle réalité qui n’est pas celle de la vérité.


Serge Mbarga Owona
Mathématicien, poète et écrivain camerounais

lundi 24 février 2020

L’intelligence du réseau de télécommunications chez Orange.

Un peu d’histoire :

Dans les temps anciens en Afrique, les Hommes communiquaient grâce au nkül (Tam Tam). Lorsqu’on voulait transmettre une nouvelle, on battait le nkül en utilisant un langage codifié à base de sons. Les sons étaient transportés par l’air d’un bout à l’autre du village.

Si le message devait être communiqué à un autre village situé très loin, il y avait un joueur de nkül qui écoutait le message initial, puis il le propageait au village suivant à l’aide de son nkül. Ce type de communication est sonore.

En Amérique, les peuples amérindiens utilisaient les signaux de fumée pour transmettre les messages entre les villages. Le message était codé selon la taille, la forme et la fréquence des signaux. Ce type de communication est visuel.

A la suite du Tam Tam et des signaux de fumée, le code Morse fut inventé en 1832. Ce code utilise la lumière ou l’électricité pour transmettre un texte à l’aide de signaux courts et longs. Par exemple le lettre A est exprimée par un signal très court, suivi par un signal long. Ce type de communication est visuel, sonore et alphabétique.

C’est quoi le réseau?

Le réseau est un ensemble d’équipements (Pilonnes, antennes, machines), et de logiciels alimentés en électricité et reliés entre eux par des câbles et par des ondes électriques et magnétiques.
Pour que vous puissiez appeler, naviguer sur Internet ou faire un retrait Orange Money, Orange a construit un réseau de télécommunications.

Ce réseau est constitué globalement :
·         D’antennes sans fil pour la transmission et la réception des informations
·         De centres de données dans lesquels des ordinateurs traitent les informations
·         De câbles de fibre optiques enterrés dans le sol
·         De câbles sous-marins reliés au réseau Internet mondial

Pour que vous puissiez donc communiquer au travers de ce réseau, vos smartphones et modems (FlyBox) se connectent à une antenne et communiquent avec elle.

Orange a déployé des milliers d’antennes dans toutes les régions du Cameroun. Certaines antennes sont connectées au réseau électrique national. D’autres, surtout en zones rurales fonctionnent grâce aux énergies renouvelables dont le solaire.

Toutes les antennes n’ont pas le même type de technologie.

Les antennes les plus récentes sont équipées de technologies dites 4,5G. Elles permettent d’accéder à des débits Internet pratiques allant jusqu’à 50 mégabits par seconde et à une qualité de la voix en Haute Définition (HD). Pour bénéficier des avantages de ces antennes de dernière génération, il faut bien évidement avoir un smartphone de dernière génération. Samsung Galaxy S7 et Plus, iPhone 7, Huawei Mate 9 etc…

Certaines antennes sont équipées de technologie 4G. Elles permettent d’accéder à des débits pratiques allant jusqu’à 30 Mégabits par seconde et à une qualité de voix en Haute Définition. Ce type d’antenne est déjà déployé dans toutes les régions du Cameroun. 60% de la population y a déjà accès. Pour utiliser convenablement ce réseau 4G, il faut posséder un smartphone compatible 4G et avoir une carte SIM 4G. Néanmoins, si le smartphone ou la carte SIM ne sont pas 4G, vous avez accès à ce réseau, mais en mode 3G.

Beaucoup d’antennes sont équipées de technologies 3G et 2G. Les technologies 3G donnent accès au Haut Débit Mobile, c’est-à-dire des débits Internet pratiques allant jusqu’à 3 Mégabits par seconde et la voix en Haute Définition. Quant aux antennes 2G, elles sont spécialisées pour les appels. Leurs débits Internet sont plus faibles.

Comment sont transportés les appels et les échanges sur Internet ?

Toutes les communications faites via le smartphone sont transformées en signaux numériques. Un signal numérique est une série de 0 et de 1. Ces signaux numériques sont envoyés sur une antenne par un faisceau de lumière ou un faisceau électromagnétique.

Un faisceau de lumière c’est tout simplement de la lumière. Ce type de faisceau est transporté dans les câbles de fibre optique et les câbles sous-marins. Un faisceau électromagnétique est constitué d’un champ électrique (électricité de faible intensité) et d’un champ magnétique (aimant).

Quand vous appelez, ou quand vous naviguez sur Internet, vos informations sont donc transformées en lumière, en courant électrique ou en charge aimantée.

Les appels et les usages Internet (WhatsApp, Facebook, navigation Web, YouTube) sont donc traités dans le téléphone et transformées en 0 et 1. Ensuite le téléphone envoie ces informations sur une antenne grâce à un tunnel virtuel qui est appelé une onde électromagnétique.

L’antenne (antenne relais) envoie ces informations vers les centres de données de Orange. Du centre de données, ces informations sont transmises à votre destinataire en utilisant le réseau de fibre optique national, puis l’antenne relais proche de votre destinataire.

Quand c’est nécessaire, certaines informations transitent par les câbles Internet sous-marins et vont dans les grands centres de données répandus dans le monde (Centre de données de Google, de Facebook, de Microsoft, de Amazon, etc..).

C’est quoi l’intelligence du réseau chez Orange ?

Pour communiquer sur le réseau Orange (Appel, SMS, Internet, Orange Money), il y a des antennes, des câbles de fibre optique, des câbles sous-marins et des centres de données. C’est grâce à toutes ces installations de haute technologie que les informations des utilisateurs sont transmises d’un point A à un point B au Cameroun et partout dans le monde.

Il y a un volume de données important qui circule à chaque seconde dans toutes ces infrastructures. Il faut donc que chaque parole, chaque sourire, chaque image, chaque vidéo transmise par un utilisateur parvienne instantanément à son destinataire.

Le réseau de Orange doit donc traiter ces centaines de milliards d’informations à chaque seconde avec une qualité irréprochable pour l’ensemble des millions de clients.

Comment l’intelligence de réseau est mise en œuvre chez Orange Cameroun?

-       La première action concerne la surveillance des milliers d’antennes qui sont installées dans l’ensemble du pays. Toutes ces antennes sont surveillées par une équipe de supervisions 24 heures sur 24. Cette équipe vérifie que chaque antenne est bien fonctionnelle et qu’elle n’est pas surchargée par le volume d’informations qu’elle reçoit et envoie.

-          La deuxième action concerne la maintenance de ces antennes : Toutes les antennes ont un calendrier de maintenance qui est exécuté par une équipe d’ingénieurs aguerris. Ce calendrier comprend également l’alimentation des antennes en énergies alternatives, dans le cas où la source d’énergie électrique principale serait interrompue. L’énergie alternative peut être fossile (gasoil) ou renouvelable (solaire).

-          La troisième action concerne la gestion des flux d’informations qui transitent par le réseau. Cette gestion se fait à trois niveau : niveau 1 : le pré-stockage des données Internet. Niveau 2 : l’orientation du trafic des informations. Niveau 3 : la priorisation des trafics d’information.

C’est quoi le pré-stockage des données Internet?

Lorsque les utilisateurs du réseau Orange vont sur Internet, il y a un ensemble d’informations qui sont partagées par un grand nombre de personnes. C’est par exemple des vidéos, des images, des fichiers ou simplement des pages Internet.

Orange Cameroun récupère ces informations chez les grands fournisseurs de données Internet mondiaux (Google, Facebook, etc.), puis ces données sont conservées dans les centres de données de Orange à Douala et à Yaoundé.

Ce pré-stockage des informations permet aux utilisateurs d’accéder plus rapidement à leurs informations. Il permet également que ces informations soient disponibles même en cas de coupure des câbles Internet sous-marins.

Par exemple à la mi-janvier, on a pu vérifier l’efficacité de ce système, lorsque deux câbles sous-marins majeurs (WACS et SAT 3) qui connectent le Cameroun sur Internet ont été coupés aux larges de Limbé. Malgré cette coupure, les utilisateurs continuaient à avoir accès à YouTube et à Facebook par exemple.

C’est quoi l’orientation du trafic des informations?

Parfois, il arrive qu’une antenne de relais ne fonctionne plus pour une raison technique. Il arrive aussi très souvent qu’un câble fibre optique enterré dans le sol soit coupé pour une raison quelconque.

Lorsqu’un tel incident se produit, il y a un ensemble de boîtiers intelligents installés dans tout le réseau par orange. Le rôle de ces boîtiers est de détecter automatiquement des anomalies sur l’acheminement des données dans le réseau à un endroit donné.

Dès qu’une anomalie est détectée, elle est analysée, puis ce boîtier (appelé nœud de réseau) communique avec les boîtiers voisins afin de leur transmettre toutes les données qui ne peuvent plus être transmises par les antennes qui dépendent de lui.

Par exemple supposons que la fibre optique soit coupée entre Edéa et Kribi. Les boîtiers qui surveillent les antennes relais à Edéa et à Kribi vont détecter automatiquement cette anomalie, puis ils vont proposer des chemins de contournement afin que les appels ou Internet continuent à être fonctionnels entre Edéa et Kribi.

Toute cette intelligence du réseau s’effectue sans intervention humaine. L’équipe en charge de la supervision peut simplement agir comme un pilote dans un avion lorsque le pilote automatique prend une décision. Cette équipe peut contrôler que cette décision est conforme et laisser agir les boîtiers intelligents.

C’est quoi la priorisation du trafic des informations?

Les informations qui sont envoyées dans le réseau transitent par les antennes installées partout dans le Cameroun. Dans les villes, le long des axes routiers, dans les villages…Il arrive parfois que le volume d’informations qui sont envoyées sur une antenne soit trop important pour la capacité de cette antenne. Si le réseau n’agit pas pour réguler cet énorme flux d’informations, la qualité des appels et de l’Internet seront dégradés.

Quand la qualité des appels est dégradée, les appels n’aboutissent pas, ou ils sont de mauvaise qualité, ou alors ils sont interrompus en pleine conversation.

Lorsque la qualité de l’Internet est dégradée, un équipement d’analyse du trafic installé par Orange permet de prendre automatiquement les mesures correctives adéquates. Le DPI est le nom de cet équipement (Deep Packet Inspection).
Cet équipement est un logiciel qui analyse les données qui circulent sur une partie du réseau, puis décide d’accorder la plus grande priorité aux données qui exigent un fonctionnement en temps réel : les appels, la vidéo en streaming, la navigation sur les réseaux sociaux. Une priorité moindre est alors accordée aux autres données telles que les téléchargements de fichiers.

Grâce à l’intelligence du DPI, les utilisateurs ont la garantie d’avoir autant que possible une expérience optimale sur le réseau Orange.

Le réseau de télécommunication de Orange Cameroun est une infrastructure ultramoderne qui doit être disponible 24 heures sur 24 et à chaque seconde. Cette infrastructure est constituée d’un grand nombre d’équipements et de logiciels qui sont entretenus, développés et changés régulièrement afin d’assurer une expérience irréprochable à plusieurs millions d’utilisateurs dans tout le Cameroun.

Pour que cette expérience soit irréprochable, Orange a développé une intelligence du réseau qui s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’intelligence de centaines de professionnels camerounais, africains, asiatiques et européens.

Serge Mbarga Owona
Product Manager
Orange Cameroun

dimanche 9 février 2020

20 Raisons pour accomplir son devoir citoyen.

Pendant vingt jours, j’ai écrit un ensemble de tweets afin de dire et de montrer pourquoi il est important que chaque citoyen aille voter pour choisir ses élus.

J’ai méthodiquement pensé à chacun de ces textes chaque matin, guidé par la conviction que le vote est la voie républicaine appropriée pour choisir les leaders qui sont en première ligne pour bâtir notre pays le Cameroun, au service de tous les habitants.

Le vote est la voie républicaine, c’est aussi la voix citoyenne la plus puissante pour approuver ou sanctionner un projet politique.

Lorsqu’on agit avec conviction et passion comme je l’ai fait, aucune tâche n’est difficile. Ces tweets sont le résultat de cette réflexion quotidienne que j‘ai menée avec la constance scientifique d’un métronome et la concentration rigoureuse d’un citoyen aimant profondément son pays.

20 jours exactement. C'est le nombre de jours avant le 09 Février. Que se passera-t-il le 09 Février ? Tout camerounais inscrit sur les listes électorales pourra choisir son maire et son député dans la République du Cameroun. Dans la République, le citoyen décide en votant!

09 Février 2020: JJ - 19. L'exercice démocratique est une activité citoyenne simple. Le citoyen a des besoins, des valeurs, des souhaits, des projets... Le leader politique a des convictions, un projet qu'il soumet au citoyen. Le citoyen choisit en votant.

09 Février 2020: JJ - 18. 1990: le multipartisme revenant au Cameroun, le Président Biya fit un discours au pays. "il faut se préparer à une éventuelle concurrence", dit-il au RDPC. La démocratie c'est la concurrence...

09 Février 2020: JJ - 17. Dans la vie démocratique du Cameroun, il y a un jour pour le citoyen votant et 99 jours pour le citoyen bavard. Le citoyen votant peut évidemment bavarder pendant 100 jours, en ayant voté...

09 Février 2020: JJ - 16. Au Cameroun: - Il y a 26 229 bureaux de vote - L'inscription sur les listes électorales et la carte d'électeur sont gratuits - Les urnes sont transparentes - Le comptage des votes est public.

09 Février 2020: JJ - 15. Ce samedi 25 janvier, c'est le début de la campagne électorale pour les élections municipales et législatives au Cameroun. Lisons les programmes des candidats, soyons des citoyens vigilants...

09 Février 2020: JJ - 14. La campagne électorale a débuté hier au Cameroun. Dans ma commune à Douala, Rostand Tokap, entrepreneur de 43 ans est mon candidat maire pour le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais.

09 Février 2020: JJ - 13. Les maires sont les élus de proximité. Ils devraient: - Faciliter les démarches administratives - Développer: emploi, culture, loisirs, énergies alternatives, civisme - Agir pour les transports.

09 Février 2020: JJ - 12. Les camerounais qui ont fait l'effort de s'inscrire sur les listes électorales choisiront leurs élus. La politique de la chaise vide, expliquée par des raisons perfides est une comédie absurde.

09 Février 2020: JJ - 11. Dans 11 jours, les camerounaises et les camerounais éliront leurs maires et députés. L'Etat soutient financièrement la campagne des partis. C'est la loi. Financement déjà disponible. C'est bien.

09 Février 2020: JJ - 10. Au Cameroun, le député est un élu de la Nation. Membre d'un parti et représentant d'une circonscription à l'assemblée. Les députés examinent et proposent des lois. Ils travaillent en commission.

09 Février 2020: JJ - 09. En théorie, tout paraît facile. Les idées et les choix qu'on défend ou qu'on promeut derrière l'écran de son smartphone sur tout sujet sont théoriques. La carte d'électeur n'est pas théorique.

09 Février 2020: JJ - 8. La démocratie camerounaise est un régime égalitaire dans lequel les voix ont le même poids. Il faut additionner ses voix pour gagner. L'équation est simple: convaincre le citoyen qui est le roi.

09 Février 2020: JJ - 7. Dimanche prochain à cette heure-ci, je serai souriant, ma carte d'électeur à la main. Je me rendrai dans le bureau de vote de mon quartier et je choisirai mon maire et mon député, Inch'Allah...

09 Février 2020: JJ - 6. "Le Cameroun sera, ou ne sera pas". Il est et sera par l'assurance, la détermination et le combat de ceux qui le bâtissent aujourd'hui. Il est et sera toujours un pays libre qui donne le choix.

09 Février 2020: JJ - 5. 180 députés seront élus dans la transparence. Quel que sera leur parti, chacun sera un leader, tenant sa légitimité du peuple. Peuple n'est pas un mot vide de sens. C'est un ensemble de citoyens.

09 Février 2020: JJ - 4. La démocratie n'est pas un concours de malhonnêteté. La démocratie donne le pouvoir à ceux qui acceptent les règles démocratiques : les citoyens. Le vote est une règle citoyenne importante.

09 Février 2020: JJ - 3. Le Cameroun vote ce dimanche. Quelques chiffres: * 7 116 314 électeurs * 25 000 bureaux de vote * 10 500 conseillers municipaux * 360 communes * 180 députés * 35 partis politiques en compétition.

09 Février 2020: JJ - 2. Nous sommes vendredi 07 Février. Le Cameroun est en campagne électorale pour choisir ses conseillers municipaux et députés. C'est un grand moment de ferveur nationale. Choisissons notre avenir.

09 Février 2020: JJ - 1. Demain le vote. Tout citoyen inscrit a la possibilité d'orienter notre destin commun. En choisissant les élus qui seront au service du Cameroun; tous ensemble auront un seul objectif: TRAVAILLER.