lundi 5 juillet 2021

Une affaire très bizarre : l'histoire à la Kafka d'une saisie de voiture.

 

L'objectif de ce récit est de témoigner d’une situation désagréable qui m’est arrivée. Partager cette mauvaise expérience surprenante, afin qu’elle soit, si possible, utile à d’autres.

 

L’affaire :

Samedi 13 février 2021, mon véhicule est saisi par la Douane à Douala. Il s’agit d’un véhicule de seconde main acheté 3 ans plus tôt en 2018. J’ai acheté cette voiture au lieu de vente appelé Hôtel du Ndé, bien connu à Douala.

 

Flashback :

À l'achat de cette voiture de marque Hyundai Santa Fé, elle est déjà immatriculée et l’ancien propriétaire roulait normalement avec elle à Douala. La voiture possède donc une immatriculation et une carte grise parfaitement conformes.

 

À la suite de l’achat du véhicule en 2018, le vendeur et moi avions établi un certificat de vente légal dans un commissariat, puis le vendeur me proposa de lui donner un peu d’argent en plus afin qu’il me facilite la mutation de la carte grise. Salarié et n’ayant pas beaucoup de temps en semaine, j’acceptai que le vendeur me fasse la mutation de la carte grise. Il me remit la carte grise mutée en mon nom au bout de 2 semaines.

La vente était bouclée : j'étais propriétaire d'une voiture immatriculée et munie de tous les documents légaux.

 

La saisie :

Le 13 Février 2021 à Akwa, ma voiture est saisie lors d’un contrôle des Douanes. Les douaniers me stoppent, un samedi, je m’arrête, puis ils me demandent ma carte grise. Je la leur remets. Un agent tape un code sur son téléphone et m’annonce que mon véhicule n’est pas enregistré dans la plateforme de dédouanement. Je crois d’abord que c’est une blague. Je réponds au douanier que ce n’est pas possible, mais ça l’est malheureusement. Trente minutes plus tard, ma voiture sera saisie, immobilisée par un sabot clouté dans le parking des douanes. Je deviendrai subitement piéton.

 

Dans le service des douanes, j’essayerai de donner des explications aux douaniers en plaidant ma bonne foi, en disant que j’avais acheté une voiture déjà immatriculée et que je ne l’avais donc pas importée, rien n’y fera. Ce même samedi après-midi-là, J’appelle mes amis susceptibles de m’aider à sortir de ce problème incroyable, personne n’arrivera à me trouver une solution immédiate. Mon téléphone s’est plutôt déchargé à force de passer des coups de fil. Sur le coup, j’ai vécu un moment incroyablement frustrant.

 

La première leçon que je voudrais partager ici est celle de la prudence. Je me croyais en règle alors qu’en fait, il y avait quelque chose que j’ignorais totalement. Il ne suffit pas de posséder une carte grise en son nom et un véhicule immatriculé pour être en règle. Je l’apprenais à mes dépens ce samedi 13 février 2021.

 

Recherches à la Délégation Régionale des Transports du Littoral.

La semaine qui a suivi la saisie de ma voiture, je me suis rendu au Ministère des Transports. Plus précisément à la Délégation Régionale des Transports du Littoral à Douala. J’y suis allé, car je voulais retrouver le dossier qui fut utilisé par le vendeur pour effectuer la mutation de la carte grise de ma voiture.

 

Une fois rendu à la Délégation Régionale des Transports, un fonctionnaire m’oriente vers le service des archives. J’expose mon problème, puis on me demande de payer des droits de fouille. Je paye ces droits, puis l’agent en charge des archives me demande de laisser mon numéro de téléphone, promettant de m’appeler dans la même journée.

 

Une journée entière s’étant déroulée sans que je reçoive l’appel du bureau des archives. Je repars donc à la Délégation Régionale des Transports. Le chef de bureau m’avoue alors qu’ils ne retrouvaient pas le dossier souche de la mutation de mon véhicule. Je suis complètement abasourdi !

 

Grâce à l’aide d’un commissaire de police en service à Douala, je pourrai rencontrer le Délégué Régional des Transports du Littoral. Je lui expose mon problème et il entame des recherches, afin de comprendre ce qu’il s’était passé lors de la Mutation de la Carte Grise de mon véhicule dans ses services. Les recherches entreprises par le Délégué n’ont fourni aucun résultat positif. Il semble que la première immatriculation de mon véhicule était bien enregistrée dans le système informatique du ministère des transports, ainsi que la deuxième immatriculation. Mon véhicule était donc bien relié à une carte grise parfaitement conforme, mais il n’y avait aucune trace de son dédouanement nulle part.

Dès que j’ai obtenu la confirmation qu’il n’y avait aucun dossier de dédouanement de ma voiture, je suis retourné aux Douanes afin de faire le compte rendu de ma recherche et de demander comment je pourrais récupérer ma voiture toujours saisie. Dans le bureau des Douanes, on m’a établi le montant à payer. Il s’élevait à 8 millions de FCFA. J’ai abandonné toute envie de récupérer ma voiture et je me suis tourné vers le vendeur.

 

Plainte au commissariat contre le vendeur.

Le 18 février, je dépose une plainte dans un commissariat à Douala contre le vendeur et l’importateur de la voiture. Il s’agit d’une plainte pour fraude, escroquerie et abus de confiance. Quelques jours plus tard, le vendeur est interpellé par la police et une enquête menée par le commissariat de police. Cette enquête durera environ un mois, puis le dossier d’enquête sera transmis au parquet. Le vendeur payera une caution au parquet afin de comparaître libre au procès.

La première audience du procès s’est déroulée au mois d’Avril. Deux autres audiences ont eu lieu en Mai et en Juin. Un procureur de la république s’occupe de mon dossier. Quant au vendeur, il a plaidé non coupable devant le juge et a pris un avocat. Le vendeur aurait aussi déposé une plainte contre l’importateur, mais ce dernier semble introuvable jusqu’à présent.

 

Les remises de la Douane.

La privation de mon véhicule ayant un impact négatif sur mon transport quotidien pour me rendre au travail, j’ai sollicité une clémence des services de douane, afin de bénéficier d’une réduction des frais à payer pour récupérer ma voiture.

Grâce à des amis qui m’ont aidé à plaider ma bonne foi auprès des services des douanes, j’ai bénéficié d’une réduction des frais. On m’a de ce fait fixé un nouveau montant du dédouanement, plus une amende pour une valeur totale de 3 millions de FCFA.

Quand j’ai pu réunir l’argent requis pour le dédouanement, j’ai payé et la douane m’a remis les reçus nécessaires. Lors du paiement des frais de douanes, il y a un montant forfaitaire de dix mille francs CFA à payer pour le dépôt de la taxe de dédouanement dans un compte à la banque. Il ne me souvient pas avoir reçu une attestation pour ce paiement forfaitaire.

Le sabot d’immobilisation de ma voiture a été retiré et j’ai récupéré mon bien. Le véhicule étant resté garé dans la cour du bureau des douanes pendant quatre mois, je l’ai malheureusement récupéré dans un mauvais état, à cause des détériorations entraînées par les intempéries et la longue immobilisation.

 

L’épilogue bizarre.

Le jour où j’ai payé mes frais de Douane pour récupérer ma voiture, un reçu m’a été remis, la voiture a été remise en état de rouler par un garagiste, puis je suis parti. Une heure plus tard, le bureau des douanes m’a appelé, m’informant que mon Numéro Identifiant Unique n’est pas enregistré et en conséquence, que mon paiement ne peut être validé. Le numéro Identifiant Unique est un numéro que tout contribuable doit avoir au Cameroun lorsqu’il paye ses impôts et taxes. L’Etat donne désormais la possibilité aux citoyens de créer ce numéro sur le portail Internet de la Direction Générale des Impôts. Je possède bien un Numéro d’Identifiant Unique que j’ai créé et utilise depuis plus d’un an.

 

Quelques jours plus tard, je me suis rendu dans un service des impôts à Douala, où un fonctionnaire m’a confirmé que mon Numéro Identifiant Unique est bien actif dans le système des impôts. J’ai ensuite appelé le bureau des douanes pour faire part de mon incompréhension. Un fonctionnaire des douanes m’a alors informé que mon paiement n’est pas finalisé, car mon Numéro Identifiant Unique doit également être enregistré auprès des Douanes. C’est donc une procédure interne dans les services des douanes.

C’est très surprenant que l’usager qui a déjà un numéro de contribuable actif aux impôts et qui paye ses droits de douane, doive encore aller dans un service des douanes pour faire enregistrer son numéro de contribuable.

En attendant, malgré des frais de douane payés pour une voiture achetée à crédit en seconde main déjà immatriculée au Cameroun et malgré un procès en cours contre le vendeur et l’importateur, je dois encore me rendre à la direction des douanes à Douala afin de faire enregistrer le numéro de contribuable qui permettra à l’Etat de collecter mes frais de douanes.

Pendant ce temps, mon véhicule n’est toujours pas enregistré dans la plateforme de dédouanement. Affaire bien bizarre.

 

Serge Mbarga Owona

Mathématicien, écrivain, professionnel des télécommunications.

 

 Quelques liens de services publics utiles :

 Comment vérifier que son véhicule a payé les frais de douane : www.portran.cm

 Comment créer son identifiant fiscal (NIU): https://teledeclaration-dgi.cm

lundi 22 février 2021

Complexe sportif d’Olembe au Cameroun : comment y générer des revenus ?

 Objectif de l’article :

Comme indiqué dans le titre, l’objectif de cet article est de montrer à l’aide du Modèle de Revenus (Revenues Model en anglais), un outil marketing de cadrage d’une activité, comment l’Etat du Cameroun peut générer des revenus grâce au complexe multisport d’Olembe.

Le modèle de revenus remplit plusieurs rôles en montrant :

  • Les dépenses d’investissement et celles qui sont opérationnelles par exemple l’entretien des infrastructures, les salaires du personnel.
  • Les différents services concourant à la génération des revenus
  • Les tarifs des activités
  •  Les délais de rentabilité

Il s’appuie sur des hypothèses qui constituent le champ ou le cadre d’action du gestionnaire en charge de la création de la valeur. Les hypothèses sont élaborées en tenant compte des ressources financières disponibles, des prévisions de croissance du secteur d’activité, des incitations au dynamisme de l’activité entraînées par les stratégies de Marketing et de Communication.

Le modèle de revenus est un outil puissant et flexible qui autorise d’ajuster les hypothèses afin d’augmenter ou de diminuer les objectifs de l’activité en tenant compte des réalisations concrètes (revenus, affluence sur le site, conjoncture économique, pouvoir d’achat des consommateurs…).

 

Rappel chronologique des faits :

Le 16 Février 2021, le président de la République du Cameroun Paul Biya a signé un décret habilitant le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à emprunter 55 milliards de FCFA auprès de deux banques pour l’achèvement des travaux du Complexe Sportif d’Olembe situé dans la périphérie Nord de la Capitale du Cameroun Yaoundé.

Ce décret est disponible sur le site Internet de la Présidence de la République à l’adresse suivante : PRC

Le journal Cameroon Tribune du 28 Décembre 2016 indique que le Ministre des Finance du Cameroun a signé un accord avec une banque camerounaise pour le financement de la construction du Complexe Sportif d’Olembé à hauteur de 15%, soit un montant de 24, 5 milliards de FCFA. Dans le même article, il est écrit qu’une banque italienne fournira le reste du financement d’un montant de 139 milliards de FCFA. En 2016, le financement global du Complexe Sportif d’Olembe est donc évalué à 163, 5 milliards de FCFA.

L’article de Cameroon Tribune est disponible à l’adresse suivante : Cameroon Tribune

La construction du Complexe Sportif d’Olembe est confiée à l’entreprise italienne PICCINI en 2016 et les travaux démarrent le 07 Mars 2017. Ils sont prévus pour durer deux ans et 6 mois. Le site Internet du Premier Ministère apporte des précisions sur les modalités pratiques de démarrage desdits travaux. Ces informations sont disponibles sur Internet à l’adresse : Premier Ministère

Sur son site Internet, l’entreprise PICCINI indique les infrastructures constituant le Complexe Sportif d’Olembe : un stade couvert de 60 mille places, deux stades d’entraînement de 1000 places chacun, un gymnase, handball, basket-ball, tennis, une piscine olympique, un hôtel 5 étoiles de 70 chambres, un centre commercial, un musée et un cinéma. Ces informations sont disponibles ici : PICCINI

Le 29 Novembre 2019, le ministre des Sports et de l’Education Physique du Cameroun résilie le contrat de l’entreprise PICCINI. La résiliation du contrat est justifiée par l’impossibilité de l’entreprise de livrer l’infrastructure dans les délais requis. La poursuite des travaux est confiée à l’entreprise canadienne Magil qui a notamment conduit les travaux de rénovation du Stade de la Réunification de Bepanda à Douala.

Un article du journal Cameroon Tribune fournit les informations sur cette résiliation de contrat à l’adresse : Cameroon Tribune

Dans le rapport final de sa première session de l’exercice 2019, tenue du 03 au 06 septembre 2019 au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le Comité National de Suivi de l’Exécution Physico-Financière de l’Investissement Public indique que le taux d’exécution du stade d’Olembe est à 78% et l’entreprise réclame plus de 28 milliards de FCFA à l’Etat du Cameroun. Ce rapport indique également des taux de réalisation des stades annexes A et B à 68% et des taux de construction de l’hôtel et du centre commercial à 36%.







Le rapport du MINEPAT est disponible sur le site Internet de ce ministère à l’adresse suivante : MINEPAT


Elaboration du modèle de revenus Olembe :

Ces informations préliminaires étant fournies consacrons-nous à l’élaboration d’un modèle de revenus pour le complexe sportif d’Olembe.

L’investissement pour la construction du complexe multisport d’Olembe est égal à 163, 5 milliards de FCFA. Cet argent a été emprunté par le Cameroun grâce à des prêts effectués auprès des banques. Pour le complexe de Japoma, le taux d’intérêt de 6,5% est appliqué selon les informations fournies par un article du journal jeune Afrique daté du 07 Juillet 2016. Je m’appuie sur ce taux pour faire la projection de remboursement du crédit de 163, 5 milliards de FCFA.

La question de la consommation de la totalité du crédit initial de 163,5 est posée par certains débateurs s’intéressant au sujet du financement du complexe d’Olembe. Je n’ai pas d’éléments factuels à ce sujet. Je vais donc considérer que les fonds alloués à l’investissement sont consommés progressivement en fonction des évolutions concrètes du projet sur le terrain. Il en découle que le financement additionnel de 55 milliards de FCFA emprunté par le Cameroun pour finaliser les travaux ne s’ajoute pas au crédit initial de 163, 5 milliards.

Dans un modèle de revenus, on émet des hypothèses, car il s’agit de construire un cadrage logique en se basant sur des éléments ajustables. Le cadrage est aussi un élément de contrainte pour le gestionnaire, car si on lui alloue par exemple un budget mensuel de 15 millions pour la maintenance de son infrastructure, il devra s’en contenter, ou alors essayer de le négocier à la hausse s’il s’avère que ce budget est irréaliste pour atteindre les objectifs qui lui ont été confiés. Bien évidemment, tout ajustement des hypothèses initiales devra être consigné dans le modèle de revenus et entraînera une modification de ce dernier.

Dans le modèle Olembe, j’alloue donc un fond opérationnel de 15 millions mensuel consacré aux services d’entretien du site. Il n’est pas nécessaire de faire le détail de ces services dans le présent article.

Les Salaires

Parmi les dépenses opérationnelles consignées dans le modèle de revenus Olembe, il y a le paiement des salaires de tous les employés. Je fais l’hypothèse d’une équipe de 59 personnes dont les salaires mensuels varient entre 100 mille FCFA et 1,5 millions de FCFA. Cette équipe bénéficie de deux bonus semestriels calculés sur la base de l’atteinte des objectifs de performance et d’un 13e mois automatique correspondant au montant d’un mois de salaire.

De ces hypothèses, il découle la simulation ci-dessous :







Ce tableau indique donc que la masse salariale mensuelle issue du Modèle Olembe est de 15 millions de FCFA. En rajoutant les bonus et 13e mois à cette masse salariale, on trouve un fonds annuel de 196 millions de FCFA de dépenses salariales annuelles pour l’ensemble de l’équipe de 59 salariés.

Le Match Phare mensuel

Le revenu model donne une vision marketing d’une activité. La vision marketing est une ambition qui s’appuie sur une connaissance du marché, celle des clients potentiels et la mise en place de stratégies marketing pour créer de la valeur en répondant aux besoins préalablement identifiés.

Comment organiser un Match Phare par mois dans un complexe multisport situé dans une ville de plus de 3 millions d’habitants et y drainer 58 950 spectateurs ? C’est l’équation que doivent résoudre les responsables en charge de l’activité. C’est un exercice intellectuel qui requiert la mobilisation de compétences en marketing.

Des stratégies existent. Le modèle donne des indications de prix des tickets en fonction de l’emplacement du public dans l’enceinte sportive. VVIP, VIP, Tribunes d’Honneur, Virages. Des prévisions moyennes d’occupation de ces places sont également faites en se basant sur la connaissance des publics. Par exemple si 100 place VVIP sont disponibles pour un évènement sportif d’ampleur, une équipe Marketing saura qui sont les VVIP, comment leur faire connaître l’événement et comment les inciter à y participer. Un taux d’occupation de 80% pourra ainsi être atteint pour cette cible de clients payant leur place à 100 mille FCFA.










Les revenus de gastronomie:

Pendant le dernier Championnat d’Afrique des Nations organisé au Cameroun du 16 Janvier au 07 Février 2021, l’engouement populaire a été noté par tous les observateurs. Le public était nombreux dans les stades, même lorsque l’équipe nationale du Cameroun ne jouait pas et ce malgré les contraintes sanitaires causées par la pandémie du coronavirus.

Dans l’enceinte des stades, des espaces de rafraîchissement et de dégustation de repas étaient aménagés. Ces lieux ont été fortement occupés par les spectateurs au point où certains y ont passé une grande partie du match qu’ils étaient venus suivre en buvant des bières et discutant avec leurs amis ou des inconnus dans une ambiance festive.

La modèle de revenus prend en compte cet aspect gastronomie en émettant des hypothèses sur le nombre de spectateurs qui achèteront des produits gastronomiques pendant le match (5%). Une estimation des dépenses moyennes est aussi faite entre 1500 FCFA et 5000 FCFA.

Il en découle le modèle Gastronomie ci-dessous :








Le modèle de revenus Olembe est ainsi constitué d’un ensemble de sous modèles conçus par activité et basés sur des hypothèses marketing de tarifs, d’affluence, de connaissance du marché et des consommateurs :

  • La billetterie artistique consacrée à l’organisation d’un événement majeur mensuel
  • La billetterie des stades annexes
  • La billetterie du gymnase reposant sur l’organisation de deux événements mensuels
  • La billetterie des compétitions de Handball
  • La billetterie des compétitions de basket-ball
  • La billetterie de la piscine
  • La billetterie des cours de tennis
  • Les revenus du centre commercial
  • Les revenus de l’hôtel 5 étoiles
  • Les revenus publicitaires générés par l’occupation des espaces du Complexe multisport

La mise en commun de l’ensemble de ces revenus permet d’obtenir un Modèle de revenus ci-dessous pour le complexe sportif d’Olembe.



Ce modèle montre que tous les ans, les charges du complexe sportif s’élèvent à 10 milliards 955 millions de FCFA et ses revenus s’élèvent à 22 milliards 136 millions de FCFA.

L’élaboration d’un modèle de revenus est un exercice intellectuel de simulation de la construction de la valeur dans une activité. Construire de la valeur signifie permettre à l’activité de générer des revenus. Pour générer des revenus, il faut avoir un plan stratégique de développement. Mais le plan seul est insuffisant. Il faut l’exécuter méthodiquement avec les compétences humaines appropriées. Il faut pouvoir mesurer la performance de l’exécution du plan avec des indicateurs de mesure clés. Le nombre de client connaissant les services, ceux qui affluent sur le site, ceux qui font des actes d’achat sur le site, ceux qui sont susceptibles de revenir plusieurs fois…

Le revenu model fournit un tableau de bord qui montre où les efforts doivent être mis, quels sont les prix à appliquer aux services, combien d’argent peut-on gagner.

  

Serge Mbarga Owona

Mathématicien, poète, écrivain.

Professionnel du marketing des télécommunications.

lundi 28 décembre 2020

2021 : Une année mathématiquement remarquable.

 Introduction :

 Albert Einstein disait : « Si vous ne pouvez pas l'expliquer simplement, c'est que vous ne le comprenez pas assez bien. »

 Je vais expliquer simplement pourquoi 2021 est une année mathématiquement remarquable.

Le but de cet article est pédagogique. Montrer qu’une observation mathématique peut mener à deux choses :

  1. Déterminer les caractéristiques mathématiques d'un objet quelconque. Ici l’objet c’est le nombre 2021.
  2. Montrer comment on peut utiliser une notion mathématique pour caractériser un objet.

 

Questions préliminaires :

Ce lundi matin 28 décembre 2020, alors que les nouvelles étaient mauvaises à cause d’une multitude d’accidents mortels survenus la veille au Cameroun, je pensais à l’année 2021 en me demandant ce qu’elle apporterait de mieux par rapport 2020.

Sur le plan sanitaire, 2020 fut une année catastrophique à cause de la pandémie du Corona virus qui tua beaucoup de monde.

Pendant que je pensais aux perspectives de 2021, je notai que les deux derniers chiffres de cette année à savoir « 2 » et « 1 » correspondent également à la valeur numérique de notre siècle actuel ; le 21e siècle.

Alors, je me posai la question suivante : L’année 2021 correspond-elle à une série d’années dont les deux derniers chiffres ont la valeur de leur siècle ?

Je pris quelques exemples :

·         Au 18e siècle, quelle fut l’année dont les 2 derniers chiffres donnent le nombre 18 de ce siècle ? Je trouvai 1718.

·         Au 15e siècle, quelle fut l’année dont les 2 derniers chiffres donnent le nombre 15 de ce siècle ? Je trouvai 1415.

·         Au 3e siècle, quelle fut l’année dont les 2 derniers chiffres donnent le nombre 03 de ce siècle ? Je trouvai 203.

Ayant trouvé cet échantillon d’année, je me demandai s’il était possible de trouver une expression générale caractérisant l’écriture des années dont les deux derniers chiffres correspondent à leur siècle.

 

La question générale est donc la suivante :

Existe-t-il une expression mathématique permettant de trouver l’année dont les deux derniers chiffres ont la valeur de son siècle ?

En d’autres termes, on a donc comme donnée le siècle et comme inconnue une année. Ou encore en prenant un siècle quelconque, peut-on rapidement trouver l’année dont les deux derniers chiffres correspondent à la valeur de ce siècle ?

 

Les mathématiques entrèrent donc en jeu…

Détermination de la première année de chaque siècle :

Je me posai la série de questions suivantes :

Quelle est la première année du siècle 1 ? L’an 0.

Quelle est la première année du siècle 2 ? L’an 100.

Quelle est la première année du siècle 3 ? L’an 200.

Quelle est la première année du 20e siècle ? L’an 1900.

Quelle est la première année du 21e siècle ? L’an 2000.

 

En généralisant la question, elle devient : Quelle est la première année du siècle n ? On en déduit la formule suivante : La première année du siècle « n » est l’an « p » avec p = (n-1) x 100.

n est un entier naturel qui varie entre 1 et l’infini.

P est un entier naturel qui varie entre 0 et l’infini.

J’ai donc trouvé l’écriture générale de la première année de chaque siècle. p = (n-1) x 100.

 

Création de la notion d’Année Cible :

Ayant déterminé la première année de chaque siècle, par une réflexion déductive, je note quelques années qui correspondent à la définition d’une année dont les deux derniers chiffres ont la valeur de son siècle. J’appelle ces année-là des Années Cibles. C’est-à-dire des années qui potentiellement peuvent correspondre aux années dont je cherche à établir l’écriture générale et la relation entre elles si-possible.

Année cible 1er siècle : 01

Année cible 2e siècle : 102

Année cible 19e siècle : 1819 = 1800 +19

Année cible 20e siècle : 1920 = 1900 + 20

Année cible 21e siècle : 2021 = 2000 + 21

Année cible 22e siècle : 2122 = 2100 + 22

 

Les écritures précédentes me permettent donc de déduire que l’Année Cible d’un siècle quelconque que j’appelle « n » est la somme de la première année du siècle + n. Or j’ai précédemment nommé « p » la première année de chaque siècle.

J’obtiens donc la formule suivante :

Année Cible du siècle n = Première année du siècle + n = P + n

 

En développant simplement cette expression avec la valeur de p trouvée précédemment, j’obtiens l’expression suivante :

Année Cible du siècle n = (n-1) x 100 + n = n x 100 - 100 + n

= (100 + 1) x n - 100

= 101 x n - 100

L’expression (101 x n – 100) ayant la forme d’une notion mathématique qui s’appelle « une suite », je l’appelle donc Un.

Ainsi, l’année Cible d’un siècle n s’écrit Un avec U le symbole d’une suite et n un entier naturel qui varie entre 1 et l’infini. « n » est un chiffre représentant la valeur du siècle. Exemple : 1er siècle, n=1, 15e siècle, n=15, 99e siècle, n=99.

 

Dans l’expression générale de l’Année Cible, je retrouve le terme général d’une suite arithmétique qui s’écrit Un = a + (n – n0) x r. Dans notre cas, Un = 1 + ( n – 1 ) x 101.

Dans l’expression a + (n – n0) x r ; a est appelé le premier terme de la suite et « r » est appelé la « raison » de la suite.

L’expression de l’Année Cible est donc une suite arithmétique dont le premier terme est 1. Et la raison est 101.

En effectuant une soustraction entre deux termes consécutifs Un+1 et Un de la suite, on obtient le calcul suivant :

 

Un+1 = 101 * (n+1) - 100 = 101 * n + 101 - 100 = 101 * n - 100 + 101 = Un + 101.

Et on trouve bien que Un+1 = Un + 101.

 

Conclusion :

2021 est une année dont les deux derniers chiffres « 2 » et « 1 » mis en semble forment le nombre « 21 ». 21 est la valeur numérique de notre siècle actuel, le 21e siècle.

Des années comme 2021, nous en avons tous les 101 ans. C’est ce que nous montre l’expression mathématique Un+1 = Un + 101. On dit donc que la périodicité de nos Années Cibles est de 101 ans.

 

En tant qu’année dont la valeur du siècle figure dans les deux derniers chiffres, 2021 est une année similaire à l’an 1 de notre ère. C’est fascinant !

La prochaine fois qu’il y aura une telle année, ce sera en 2122 au 22e siècle.

2021 est une année qui contient la valeur de son siècle. Poétiquement je l’appellerai donc une année Obissep. Obissep est composé des deux mots en langue éwondo obi (signifiant qui contient) et issep signifiant (siècle).

Vive 2021 ! Et vivement 2021…

 

Serge Mbarga Owona.

Mathématicien, écrivain, Poète.

samedi 19 septembre 2020

Cameroun : un pays fier de pouvoirs face au pouvoir du bruit.

 Le Cameroun est un pays fier et fort.

Le premier mot du préambule de la constitution camerounaise n’est pas un mot anodin. C’est le mot « Fier ».

Que signifie être fier dans le contexte de la constitution camerounaise ? Ça signifie porter et afficher toute son histoire aux yeux du monde. Montrer qu’on est debout, qu’on trace sa voie avec assurance, détermination et qu'on avance en regardant droit devant, sans mépriser autrui et en exigeant d’autrui le réciproque respect qu’on lui accorde. Le Cameroun est un pays de femmes et d’hommes fiers, il est normal que cela fût inscrit dans le granit de notre constitution :

Dans le premier paragraphe du préambule de la constitution camerounaise, il est donc dit ce qui suit :

« Fier de sa diversité linguistique et culturelle, élément de sa personnalité nationale qu’elle contribue à enrichir, mais profondément conscient de la nécessité impérieuse de parfaire son unité, proclame solennellement qu’il constitue une seule et même nation, engagée dans le même destin et affirme sa volonté inébranlable de construire la patrie camerounaise sur la base de l’idéal de fraternité, de justice et de progrès ; »

Il ne suffit pas de clamer sa fierté d’être camerounais, mais il faut également que ce sentiment soit porté et affiché au Cameroun et au regard du monde. Nous sommes pour cela un pays indépendant, un pays autosuffisant alimentaire, un pays souverain, un pays riche de femmes et d’hommes citoyens conscients et éduqués. Une Nation dont le sol et le sous-sol, sans être des scandales géologiques nous permettent d’avoir à notre disposition toutes les ressources nécessaires à notre développement, pour le bien-être des millions de camerounais et des autres peuples frères qui s’établissent dans notre Afrique en Miniature. Nous sommes un pays qui se bâtit résolument et patiemment, construisant ses routes, ses hôpitaux, ses universités, ses centres de recherche, ses villes et son modèle républicain. Nous sommes une république unitaire décentralisée.

Notre république est un régime politique dans lequel les représentants du peuple sont élus par le peuple. Ces représentants du peuple ont à leur tête un Chef appelé Le Président de la République. Ce chef a un ensemble de pouvoirs, mais il n’est pas le seul à détenir l’ensemble des pouvoirs de la Nation. Le Cameroun est donc une république unitaire décentralisée qui élit son Président, son sénat, son parlement, ses conseillers municipaux, ses maires et bientôt ses conseillers régionaux et ses présidents de régions.

En plus des représentants élus par le peuple, le Cameroun possède un pouvoir judiciaire constitué de magistrats professionnels chargés de veiller au respect des lois et de réguler l’égalité des citoyens devant la loi. L’article 37 de la constitution du Cameroun dit :

(1) La justice est rendue sur le territoire de la République au nom du peuple camerounais.

(2) Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour Suprême, les Cours d’appel, les Tribunaux. Il est indépendant du Pouvoir exécutif et du Pouvoir législatif.

Pour garantir sa liberté et protéger sa souveraineté, une république ne compte pas uniquement sur la bonne volonté des citoyens, celle de ses pays voisins et frères ou sur l’amitié des autre Nations du monde. Le Cameroun a bâti son système de sécurité autour d’un socle de forces de défense et de sécurité professionnelles, moulées dans les valeurs d’Honneur et de Fidélité aux institutions.

Le Cameroun est un pays fort, car il s’appuie sur des institutions fortes pour tracer sa voie ; celle de la vie dans la paix, animée par l’ardeur au Travail et l’amour de la patrie.

 

Le Cameroun est un pays de pouvoirs.

Pour être président au Cameroun, il faut être rassembleur. Cette force du rassemblement se mesure dans la capacité d’union de toutes les composantes de la diversité camerounaise. Composantes politiques, sociales, culturelles, économiques, religieuses. Il faut rassembler une majorité plurielle de camerounaises et de camerounais autour d’un projet qui fédère les volontés de progrès et d’épanouissement de l’ensemble des filles et fils de la Nation. Il en fut ainsi du Père de La Nation Ahmadou Ahidjo qui eut la difficile tâche de réunir la Nation dans une période trouble d’affrontement entre les blocs communistes et capitalistes. Ahidjo était un homme à poigne, un patriote intransigeant avec les acteurs de la division du Cameroun.

Paul Biya, le successeur d’Amadou Ahidjo a bâti un projet nourri par l’expérience de son prédécesseur, avec la ferme volonté de ne jamais faillir dans la préservation de l’Unité et de la paix dans la Nation. Compte tenu de ses convictions, il a ajouté le chantier de la construction d’une démocratie solide et apaisée au Cameroun. La marche résolue de Paul Biya est celle du legs d’une république indépendante, stable, prospère dans laquelle les citoyens sont au cœur de l’action publique. La convocation des élections régionales le 06 Décembre 2020 obéit à cette logique raisonnable d’amener le pouvoir entre les mains de chaque camerounaise et de chaque camerounais intéressé par la gestion des biens communs de la maison Cameroun.

Les détenteurs du pouvoir exécutif au Cameroun obéissent donc à un morphotype intellectuel fondamental indispensable : Ce sont des citoyens qui ont du Cameroun une vision d’ensemble cohérent dans un bloc de peuples différents, complémentaires soudés par la fierté d’appartenir à une Nation singulière : Le Cameroun. Tout acteur discriminant est de facto exclu de l’ambition d’exercice du magistère suprême au Cameroun. C’est tout le sens de la sagesse de Paul Biya : « Le Cameroun sera ou ne sera pas ». Il n’y a pas d’autre voie que celle du rassemblement de tous.

Il y a certes le Cameroun administratif, celui des sous-préfets, des préfets, des gouverneurs et des divers représentants de l’administration publique, mais il y a aussi celui des élus nationaux et locaux ; sénateurs, députés, maires et bientôt présidents de régions. En plus de ce Cameroun-là, il y a un pays plus ancien, celui des représentants de la puissance culturelle, traditionnelle. C’est le Cameroun des chefs, celui des Lamibé, des Fons, C’est la Nation des dépositaires de l’immortelle civilisation africaine.

Le Cameroun est donc un pays de pouvoirs, un pays complexe qui ne se brise pas et ne se ramasse pas à la petite cuillère face aux tumultes désordonnés et malintentionnés du pouvoir du bruit. Le bruit résonne à l’intérieur et à l’extérieur de la muraille Cameroun, car c’est dans la nature intrinsèque du bruit d’être bruyant simplement.

 

Le pouvoir du bruit.

Au Cameroun, le bruit est le cinquième pouvoir. C’est le plus récent et sans doute le moins pertinent. Mais il faut en parler pour démontrer son inutilité. Il est cinquième pouvoir comme la cinquième roue du Carrosse.

Quels sont les autres pouvoirs ? L’exécutif évidemment, détenu par le Chef de l’Etat librement et démocratiquement élu qui a nommé un premier Ministre Chef du Gouvernement attelé à la titanesque tâche de concrétisation des nombreux chantiers économiques, sociaux et culturels de la Nation. Le Législatif, matérialisé par une assemblée nationale et un sénat politiquement pluriels, composés d’élus de la Nation ; femmes, hommes, jeunes de différentes sensibilités politiques républicaines. Le pouvoir judiciaire, constitué de juristes professionnels garants de la mise en œuvre de la justice dans la Nation. Il y a également le pouvoir des médias et de la société civile citoyenne, acteurs de l’information et de la promotion des droits des citoyens à s’épanouir en toute liberté, dans le respect strict des lois de la République.

Les colporteurs du bruit pensent que le pouvoir se trouve à deux endroits : dans la rue et sur les réseaux sociaux.

A la faveur des exemples de mobilisations populaires réussies dans quelques pays africains (Soudan, Tunisie, Mali), une cohorte d’agitateurs vivant au Cameroun et dans une myriade de pays étrangers se met à fantasmer sur le renversement des institutions républicaines au Cameroun.

Pendant les années de braise (1990 – 1992), le Cameroun a connu des moments bien pires dans son histoire, mais il a toujours su damer le pion aux agitateurs pour une raison simple : au Cameroun, on s’exprime dans les urnes et on gagne ou on perd dans les urnes. Il n’est peut-être pas facile de gagner dans les urnes, car il faut mobiliser massivement les votants. Mais ce n’est pas parce qu’on manque de force mobilisatrice dans les urnes qu’il faut croire que la chance sourira comme par sorcellerie dans la rue.

Le renversement des institutions dans un pays fort et structuré comme le camerounais n’est pas une affaire de marche dans la rue. Quand les conditions sécuritaires et sanitaires le permettent, la République permet même aux marcheurs de se muscler les jambes autant qu’ils le souhaitent, tant que la marche ne cache pas une insidieuse volonté de susciter des affrontements violents dans le but de semer le chaos générateur de tous les pièges pernicieux contre la paix et la stabilité de la Nation.

Le pouvoir ne se trouve pas non plus dans les réseaux sociaux. En effet, si à la faveur des évolutions technologiques, les citoyens camerounais vivant au Cameroun et ceux de la diaspora peuvent communiquer plus rapidement et plus facilement, certains malicieux colporteurs du bruit ont cru pouvoir utiliser les médias sociaux comme une tribune de diffusion de la manipulation, du mensonge, de la haine et du tintamarre agressif destiné à tromper la quiétude des citoyens. Malheureusement pour les colporteurs du bruit, le vote démocratique majoritaire ne se décrète pas dans les vues ou les commentaires sur Facebook, les vidéos incendiaires ou les messages aguicheurs imbus d’une volonté manifeste de diviser les citoyens. Pour tous ceux qui fantasment sur le renversement des Institutions ou la mobilisation des individus grâce à la manipulation des images, des messages et des vidéos, il n’est même pas besoin de rappeler le cadre légal sur la diffusion de la haine et le colportage des fausses nouvelles. En effet, nul n’est censé ignorer la loi et quand la loi frappe un malchanceux, il est toujours envoyé aux oubliettes de la condamnation pénale, malgré une habituelle agitation connue, agissant comme l’écho du bruit de ceux qui ignorent ou font semblant d’ignorer la réalité de la froide puissance institutionnelle camerounaise.

 

Le 06 décembre, le train des réformes institutionnelles camerounaises arrivera sereinement en gare et remettra le pouvoir de la décentralisation aux 10 nouveaux présidents des régions. Ce sera la fête pour les gagnants, puis, avec leurs exécutifs régionaux, ils se mettront au travail pour développer le pays et répondre aux besoins urgents des populations. Le 22 Septembre, il y aura peut-être du bruit dans le vent, car c’est dans la nature intrinsèque du bruit d’être bruyant.

 

Serge Mbarga Owona.

mardi 8 septembre 2020

Les élections régionales du 6 décembre 2020 au Cameroun. Une belle opportunité populaire pour consolider la Nation décentralisée, Unitaire.

Dans 3 mois, le 06 Décembre 2020, le Cameroun élira ses conseillers régionaux.

C’est quoi un conseiller régional ?

Dans la loi camerounaise sur les collectivités territoriales décentralisées, publiée le 24 décembre 2019, il est rappelé que la décentralisation traduit le transfert par l’Etat de compétences particulières et de moyens appropriés aux collectivités territoriales. Ces collectivités territoriales sont la commune et la région.

 Le 09 Février, les élections communales ou municipales se sont tenues dans l’ensemble du pays. Des conseillers municipaux et des maires de communes ont été élus. Ils exercent actuellement leurs activités au service de la collectivité nationale pour le bien-être de tous les citoyens. Les scrutins régionaux du 06 Décembre permettront l’élection des conseillers régionaux, puis des exécutifs de chaque région. Président du conseil Régional, Premier Vice-Président etc.

Un conseiller régional est un élu local. Il est soit un délégué du département élu par les conseillers municipaux, soit un représentant du commandement traditionnel élu par les chefs traditionnels.

 

A quoi sert la région ?

La région est une collectivité territoriale constituée de plusieurs départements. Elle est investie d’une mission de progrès économique et social des citoyens. L’élection des conseils régionaux et des exécutifs régionaux permettra la mise en œuvre concrète du transfert des compétences de l’Etat vers les régions. C’est la dernière brique de notre projet national de décentralisation.

La région récupère les compétences suivantes de la part de l’Etat : le développement économique, la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, la planification, l’aménagement du territoire régional, les travaux publics, la gestion de l’urbanisme et de l’habitat ; le développement de la santé et des actions sociales, le développement éducatif, sportif et culturel ; la promotion des langues nationales.

Les organes qui administrent la région sont constitués par le conseil régional et le président du conseil régional. Le conseil régional propose et délibère. Le président du conseil régional est l’Exécutif de la région. Il est assisté par un bureau du conseil régional élu en même temps que lui au sein du Conseil Régional. Le Conseil Régional se réunit une fois par trimestre. Ses séances sont publiques, sauf lorsque la majorité absolue de ses membres en décide autrement.

 

Que sommes-nous en train de bâtir au Cameroun ?

Notre texte fondamental, la constitution indique que nous sommes un Etat Unitaire, décentralisé. La volonté du Chef de l’Etat est d’accélérer la mise en place de ces structures de gestion démocratique de notre pays au plus près des préoccupations de chaque citoyen. La décentralisation c’est en effet le rapprochement des organes de décision au plus près des citoyens et la contribution forte des citoyens dans la gestion des affaires de la cité.

Avec la mise en place des exécutifs régionaux, le Chef de l’Etat met en œuvre le respect de ses engagements pris devant le peuple camerounais souverain: parachever le processus de mise en place des institutions prévues dans la constitution. Après l’élection des exécutifs communaux, la mise en place des exécutifs régionaux sera le deuxième et dernier échelon des collectivités territoriales décentralisées dans notre pays.

C’est un temps historique de construction de notre pays que nous vivons en ce moment. A travers notre décentralisation, le peuple camerounais mature, conscient, responsable et souverain prend son destin en main en s’impliquant de façon responsable dans la gestion des affaires publiques.

L’organisation des élections régionales permet également de mettre en œuvre le statut spécial conféré aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de notre pays. Ce statut spécial est une recommandation du Grand Dialogue National, un moment qui restera dans l’histoire comme un point culminant de discussion entre camerounais issus de tous les horizons afin de proposer des solutions à leurs problèmes.

 

Ne nous laissons pas distraire

Notre pays le Cameroun a entamé un processus électoral décisif pour l’affirmation forte et la consolidation sans faiblesse de son ancrage démocratique et républicain. Ce processus a débuté en mars 2018 avec l’élection de nos 100 sénateurs, représentant nos 10 régions à raison de 10 sénateurs par région. Nous avons ensuite élu notre Chef de l’Etat au cours de l’élection présidentielle du 07 Octobre 2018. Le 09 Février 2019, il y eut le double scrutin législatif et municipal. 180 députés furent élus, ainsi que 360 exécutifs communaux dans les communes d’arrondissement. En accord avec les recommandations du Grand Dialogue National, les exécutifs de 14 communautés urbaines furent également élus par les conseillers municipaux à la suite des élections municipales.

 

Au cours du double scrutin législatif et municipal du 09 Février 2020, de nouvelles forces politiques firent leur entrée avec brio et prirent des responsabilités au Parlement et dans les communes. En décembre, nous parachevons notre volonté de bâtir une Nation aux institutions démocratiques fortes et plus proches des citoyens. C’est une belle œuvre de construction Nationale que nous sommes en train de parachever. Ne nous laissons pas distraire.

Nous ne nous laisserons pas distraire, car la construction d’une démocratie forte est une œuvre de longue haleine et nous avons déjà posé les jalons les plus importants de cette belle œuvre. Notre processus de décentralisation est la matérialisation de la volonté du chef de l’Etat Paul Biya de répondre aux aspirations profondes du peuple camerounais souverain pour une démocratie dans laquelle les citoyens choisissent tous leurs élus, mais en plus, participent à la gestion de la cité.

Certains partis politiques ont semble-t-il choisi de boycotter ce sommet du parachèvement de notre processus de transfert des compétences au plus près des citoyens. La question qui se pose est de savoir si le boycott ne leur donne pas une caisse de résonance pour un scrutin où leurs chances de succès sont faibles, compte tenu du mode d’élection des conseillers régionaux. Il faut en effet avoir un nombre suffisant de conseillers municipaux et de représentants de l’autorité traditionnelle partageant ses convictions pour gagner la gestion des conseils régionaux.

 

Quant aux adeptes inconséquents des troubles à l’ordre public, du désordre, des instigations insurrectionnelles, des fantasmagories sur la décapitation des institutions républicaines et des tentatives de destruction de notre édifice démocratique patiemment construit, il est évident que le peuple et ses représentants ne se laisseront pas distraire, mais bien plus : une démocratie forte s’accompagne de moyens de protection des libertés démocratiques forts, dont la liberté de voter.

 

Serge Mbarga Owona

 

 

lundi 13 avril 2020

Abandons coupables, i love you

Les lumières d’Obala, Londres, Doha, Douala ou Paris brillent d’un même éclat pour certains yeux grands ouverts. L’éclat des plaisirs de l’instant, assouvis sans vergogne à la conquête de l’oubli. Un seul impératif : la position de l’individu dans les couloirs exigus du bavardage. La course est folle, rude, superbement inutile et fait fi du devoir de partage, de l’exigence d’un mieux être collectif. Une compilation ingrate de paramètres insignifiants rythme un quotidien volage. Un dîner aux chandelles, une fiancée virtuelle, un virement mensuel, un déhanchement consensuel. L’épanouissement personnel, l’enrichissement individuel ne sauraient souffrir l’insolence d’une brique à poser sur l’interminable piste  du développement.

Une seule vie à griller entre deux averses, le puits profond des rêves inconséquents ne devrait l’éteindre. Un meilleur quotidien pour les humbles, les sans-diplômes, les impotents de la relation haut perchée, palabre de basse finance. On est déjà assez miraculeusement intelligent, exceptionnellement travailleur. Noyer ses opportunités d’élection dans le monde, les pertes de temps infantiles sur des jeux perdants seront vite balayées. Peu nombreux sont ceux qui comptent, il est urgent de s’en approcher un bout, l’horizon est vite englouti par tous les assoiffés de la honte.  

La gymnastique n’est que cérébrale, donc accessible. Les frontières n’existent plus, les lois sont les mêmes pour tous. L’organisation économique et sociale est guidée par des exigences scientifiques avérées. Il suffit de comprendre, de s’adapter, de contourner ou de décamper. Les esprits virevoltants embrassent tous les courants, de vrais cerfs-volants.

Le gouvernement multinational, impartial et d’une froide application, est reconnaissant de mon adaptabilité, de ma haute efficacité, de ma mobilité polyvalente. Les seules lois recevables sont les pages de mon précieux sésame paraphé de mes initiales. Aucun sacrifice n’est excessif, tous les flétrissements confortant mon carnet de chèques sont de bon aloi. La ristourne à flamber bruyamment sur les velours engraissés de la discothèque à la mode, le dernier costume chic des couturiers italiens, une carte de visite propice à tous les ridicules superbes. Le lumineux éclat de cette mégapole, un paradis sur terre. Au sommet de chaque tour, un mandarin mobilisé à la sauvegarde prospère de sa cité. Et le magnifique s’engonce dans une mission taillée sur mesure. L’amuseur compétitif roule, brûle, écume, puis s’évanouit.

Interrogation, dénonciation et riposte ignorent les ombrages inconsistants de la sensiblerie affectueuse. Il s’agit d’œuvrer à l’excellence d’une esthétique de l’audace créatrice de mieux-être. Le fier étalage de l’illustre inutilité, le souci de la représentation à toutes les strates exotiques menant aux cimes précaires est source de questionnement. Quelles représentations pour quels intérêts défendus? Une preuve à peine nécessaire qu’une cervelle en vaudrait peut-être une autre, la culture en moins.

Entre deux discussions sur la réorganisation d’une filiale congolaise, la recette d’un bon plat de ndolè en introduction à l’exotisme du partage des différences. Des décideurs incompétents dans une république fruitière pour preuve d’une singulière réussite. Quand de la médiocrité d’une mafia tentaculaire jaillissent des esprits espiègles, les novateurs de l’esquive. Un vrai désastre. 

 Et Dieu remercié, aucun besoin jamais ressenti d’une bande d’incapables. Une vision toute villageoise des réalités économiques, un sceptre de bois posé sur un monde enflammé. Aucune chance d’en réchapper.
Le rire pour vertu contre les aberrations quotidiennes. Les technologies à l’évolution desquelles je contribue et dont la maîtrise essentielle du clic ne m’est indifférente m’abreuvent de nouvelles croustillantes. Transporté dans les rues étroites et insalubres, les palais fantasques d’un mouvement d’index surexcité. Des femmes accouchant dans la douleur et mourant dans l’indifférence, des enfants formés par milliers à l’obscène école de la rue. Une espérance de vie plombée à cinquante-cinq ans. De simples manifestations d’un monde cruel, aucune raison de cracher sur sa chance. La bénédiction du tout-puissant célébrée, une haute intelligence méritée, une persévérance et des compétences affirmées. Toujours, l’enfer brûlera à mille lieues de ma cheminée. 

Je vous comprends, chers souffreteux, nous vibrons d’ailleurs tous pour de nouveaux exploits des Lions indomptables, et ce n’est pas rien. Votre misère, c’est la méconnaissance du mot effort. Apprenez à vous ouvrir aux réalités du monde, suivez nos modèles d’indépendance, ils ne sont pas inaccessibles. Choisissez bien votre voie, je vous conseille fortement la nôtre, celle des nouveaux citoyens du monde. Le temps passé en hésitations ne sera jamais rattrapé. La survie individuelle est tout. Reniez, puis oubliez la morbide nation. Elle ne vous offre qu’une vie minable au milieu d’individus à la morale douteuse, plombés par une dalle de difficultés insolubles. 

Mon papa, le colonel de la 10ème compagnie du 1er bataillon du génie de leur armée est très fier. Son digne représentant, dans mon bureau de verre se porte bien. Il n’a jamais oublié les brimades de son professeur de philosophie au lycée national. Et je rigole bruyamment de satisfaction, lorsque Charles Lancaster, mon collègue, requiert mon avis autorisé sur le nouvel algorithme d’optimisation des Process. C’est qu’il a souvent l’esprit si peu agile, le cher ami Lan, mais c’est un bon copain, il a toujours la bonne blague pour détendre l’atmosphère au restaurant d’entreprise. Et surtout, ses connaissances en mandarin sont indispensables. Le sous-traitant chinois est dur en affaire.

Il était déjà mal parti ce pays, à l’époque où papa offrit une nationalité internationale à mes frères et moi. Un visionnaire le vieux. Idéaliste aussi. Une fois son diplôme obtenu à l’école de guerre il plia bagage. Notre avenir était tout tracé. Précis tel une carte d’état-major. Pauvre pays maudit, l’agonie est interminable. Qu’il crève pour de bon. Dieu merci, mon intelligence est une arme imparable. Je suis à la hauteur de tous les défis du monde.  De toute façon, il faudrait tout brûler sur place, une guerre sauvage. Et de toute façon les plus résistants survivront, une véritable sélection par les armes. Puis, de toute façon la phase de reconstruction pourra s’ébranler. Créer des routes, des ponts, redessiner les villes. Il faudrait construire quelques grands centres commerciaux. Le divertissement et le gavage des miséreux est indispensable à l’évolution des mentalités. De toute façon les métiers artistiques sont à encourager. Il me tarde de voir plus de Camerounais jouant les premiers rôles dans les grands films hollywoodiens. J’ai le contact facile, si un frère perçait dans le secteur, peut être pourrais-je figurer quelques instants, sur une grande production de Los Angeles.

Mon esprit est comblé de sérénité, je ne vous dois rien. Ne tuez pas le seul coq vaillant par de mesquines jalousies. Le travail seul conduit à la réussite. La nouvelle frontière délimitant le pays de naissance de mes parents est magnifique. Elle n’est pas tout à fait homogène, mais elle est naturelle. Délimitée par la couche d’ozone, je suis partout chez moi. Si le feu prenait ici, j’aurai peu de regrets, mon territoire est immense.

Rationaliser le travail, gérer un emploi du temps, s’investir avec efficacité. Les sentiments sont à laisser dans le lit de la coquette ou l’amant d’un soir. Le bureau n’est pas un second domicile. Ils devront apprendre à ne plus y recevoir toute la basse-cour citadine ou villageoise. Le travail s’accommode mal de ce type d’attitudes contre-productives.

Malgré toute ma bonne volonté, ma grande ingéniosité, mes compétences prouvées à Détroit, Hong Kong et quelques passages à Douala, je ne peux grand-chose pour vous. Ce serait pur suicide financier de collaborer avec une bande de fainéants, incapables d’être sérieux quelques instants. Et puis, j’ai pris trop d’avance, le monde évolue vite, les nouvelles techniques sont à milles lieues des habitudes préhistoriques d’ici. Je sais, vous diriez : « Qui peut le plus peut le moins ». Mais croyez moi, c’est pas ma faute, je suis juste en phase avec les exigences de mon époque. La phrase : « Tant pis pour les canards boiteux » n’est pas une création de mon bel esprit. Débrouillez-vous sans moi, je vous aime.


Serge Mbarga Owona.
Texte publié dans l'essai: "Quel Cameroun pour nos enfants?"

vendredi 3 avril 2020

Cameroun : Les écervelés primitifs de la haine.


Supposons qu’il existe quatre pays dans le monde : Le Foristan, le Richistan, le Pauvristan et le Debrouillardistan. 

Le Foristan est un pays économiquement, technologiquement et militairement fort. Le Richistan est un pays de moines qui vendent les cours de Kung Fu au Foristan. Le Pauvristan est un pays qui compte sur sa diaspora de travailleurs immigrés pour avoir de l’argent. Le Debrouillardistan est un pays de débrouillards.

Pour capter la richesse de chacun de ces pays, les économistes utilisent un indicateur mondial et standard qu’ils appellent le Revenu National Brut (RNB). Par exemple : Le RNB du Foristan est de 300 dollars, celui du Richistan est de 200 dollars. Celui du Pauvristan est de 1 dollar. Celui du Debrouillardistan est de 10 dollars.

Supposons qu’une épidémie de Covid 19 se déclenche dans le Richistan. Au bout de quelques jours, les observateurs curieux et attentifs constatent que cette épidémie a une progression rapide. Ils mettent en place les premiers moyens de lutte :

·        Information de la population
·        Séquençage du génome du virus
·        Détection des moyens de transmission
·        Prise en charge des premiers malades

Compte tenu du volume et de la rapidité des échanges économiques et humains entre le Richistan et le Foristan, les observateurs constatent qu’après avoir envahi le Richistan, cette épidémie se propage peu de temps après dans le Foristan.

Le Pauvristan et le Debrouillardistan étant des pays ayant peu d’échanges humains avec le Richistan et le Foristan, l’épidémie s’y développe plus tard. Ensuite elle y prend de l’ampleur à cause de causes multiples.

Tous les jours, dans chacun des pays, le décompte des nouveaux cas de contamination au Covid 19 s’effectue méthodiquement. Au bout de 45 jours, on note 10 mille cas au Richistan, 3 mille cas au Foristan, 15 cas au Pauvristan et 3 cas au Debrouillardistan.

Un scientifique citoyen curieux du Pauvristan note que l’épidémie se propage d’abord entre les pays qui ont un RNB élevé. Ce qui est normal, car le volume des échanges humains est élevé entre ces pays et l’humain est le transmetteur du virus. Il essaye donc de construire une courbe d’évolution des contaminations dans son pays. Il effectue quelques prédictions qui s’avèrent réalistes et se réalisent effectivement. 

Un jour, ce scientifique citoyen et curieux collecte patiemment deux types de données : Les RNB de chacun des 4 pays contaminés par le COVID 19 et une photographie de l’état des contaminations dans ces pays. Pourquoi le fait-il ? 

Est-il payé pour cela ? Non.
Veut-il nuire à quelqu’un ou à un groupe de personnes ? Non.
Veut-il faire la propagande d’un gouvernement ? Non.
Veut-il séduire une femme en paraissant intelligent ? Non.

Mais pourquoi le fait-il ? Pour une raison simple et humaniste qui s’appelle le partage. Partager ce qu’on pense avec les autres. Réfléchir et partager pour susciter d’autres réflexions et d’autres idées qui vont entraîner une meilleure compréhension pour tous.

En collectant Ces données, que veut montrer ce citoyen curieux ? Deux choses :
1)   Les pays les plus riches à savoir Foristan et Richistan ont le plus grand nombre de contaminations au virus.
2)   Les pays les plus pauvres à savoir Pauvristan et Debrouillardistan ont tout intérêt à avoir très peu de contaminations au virus.

Ce scientifique construit donc un joli tableau constitué des RNB des pays et de la photographie de leurs contaminations au Covid 19 à un instant donné. Il partage ce tableau en indiquant que lorsqu’on divise le RNB de chaque pays avec le nombre de ses contaminations au COVID 19, on a un chiffre qui donne une indication sur la capacité du pays à lutter contre l’épidémie. Pour que ce chiffre soit plus explicite, il l’affiche en pourcentage.

Pourquoi le chiffre qui résulte de la division entre la richesse d’un pays et le nombre de cas de contaminations est-il un indicateur intelligent et pertinent ? Parce qu’il permet de dire que :

·        Quand on a beaucoup de personnes à soigner, il vaut mieux avoir beaucoup d’argent.
·        Si on a peu d’argent, il est préférable d’avoir peu de personnes à soigner.

Il ne s’agit pas d’une théorie scientifique. L’ambition n’est pas celle-là. En effet, une théorie ne repose pas sur une division. On ne construit pas une théorie en un tweet. Ce que ce citoyen scientifique fait, c’est un constat intelligent conçu dans son esprit créatif, grâce à sa capacité d’imagination.

Il ne s’agit pas d’une idée clivante. Car, si ce scientifique veut diffuser et faire la propagande d’idées clivantes, il a une bibliothèque infinie de formulations littéraires de tous niveaux et de tous acabits pour en émettre.

Pour schématiser son concept, le scientifique l’appelle RiCo : signifiant Richesse de Contention. En d’autres termes, c’est la valeur ajoutée apportée par le confinement. En effet, tous les chercheurs et savants de l’ensemble des pays ont affirmé que la phrase « Restez chez vous » est pour l’instant le meilleur traitement contre la propagation du virus Covid 19.

Ayant partagé ses idées, le scientifique citoyen a été l’objet d’attaques, d’insultes, de quolibets, de recherches compulsives sur ses aptitudes intellectuelles et professionnelles par une bande de morveuses et de morveux nantis écervelés primitifs ethnofascites incréatifs et incapables de produire un raisonnement éclairant pour la communauté.

Affaire à suivre…


Serge Mbarga Owona.
Mathématicien, concepteur de logiciels, poète, écrivain.
Professionnel du Marketing.