lundi 24 février 2020

L’intelligence du réseau de télécommunications chez Orange.

Un peu d’histoire :

Dans les temps anciens en Afrique, les Hommes communiquaient grâce au nkül (Tam Tam). Lorsqu’on voulait transmettre une nouvelle, on battait le nkül en utilisant un langage codifié à base de sons. Les sons étaient transportés par l’air d’un bout à l’autre du village.

Si le message devait être communiqué à un autre village situé très loin, il y avait un joueur de nkül qui écoutait le message initial, puis il le propageait au village suivant à l’aide de son nkül. Ce type de communication est sonore.

En Amérique, les peuples amérindiens utilisaient les signaux de fumée pour transmettre les messages entre les villages. Le message était codé selon la taille, la forme et la fréquence des signaux. Ce type de communication est visuel.

A la suite du Tam Tam et des signaux de fumée, le code Morse fut inventé en 1832. Ce code utilise la lumière ou l’électricité pour transmettre un texte à l’aide de signaux courts et longs. Par exemple le lettre A est exprimée par un signal très court, suivi par un signal long. Ce type de communication est visuel, sonore et alphabétique.

C’est quoi le réseau?

Le réseau est un ensemble d’équipements (Pilonnes, antennes, machines), et de logiciels alimentés en électricité et reliés entre eux par des câbles et par des ondes électriques et magnétiques.
Pour que vous puissiez appeler, naviguer sur Internet ou faire un retrait Orange Money, Orange a construit un réseau de télécommunications.

Ce réseau est constitué globalement :
·         D’antennes sans fil pour la transmission et la réception des informations
·         De centres de données dans lesquels des ordinateurs traitent les informations
·         De câbles de fibre optiques enterrés dans le sol
·         De câbles sous-marins reliés au réseau Internet mondial

Pour que vous puissiez donc communiquer au travers de ce réseau, vos smartphones et modems (FlyBox) se connectent à une antenne et communiquent avec elle.

Orange a déployé des milliers d’antennes dans toutes les régions du Cameroun. Certaines antennes sont connectées au réseau électrique national. D’autres, surtout en zones rurales fonctionnent grâce aux énergies renouvelables dont le solaire.

Toutes les antennes n’ont pas le même type de technologie.

Les antennes les plus récentes sont équipées de technologies dites 4,5G. Elles permettent d’accéder à des débits Internet pratiques allant jusqu’à 50 mégabits par seconde et à une qualité de la voix en Haute Définition (HD). Pour bénéficier des avantages de ces antennes de dernière génération, il faut bien évidement avoir un smartphone de dernière génération. Samsung Galaxy S7 et Plus, iPhone 7, Huawei Mate 9 etc…

Certaines antennes sont équipées de technologie 4G. Elles permettent d’accéder à des débits pratiques allant jusqu’à 30 Mégabits par seconde et à une qualité de voix en Haute Définition. Ce type d’antenne est déjà déployé dans toutes les régions du Cameroun. 60% de la population y a déjà accès. Pour utiliser convenablement ce réseau 4G, il faut posséder un smartphone compatible 4G et avoir une carte SIM 4G. Néanmoins, si le smartphone ou la carte SIM ne sont pas 4G, vous avez accès à ce réseau, mais en mode 3G.

Beaucoup d’antennes sont équipées de technologies 3G et 2G. Les technologies 3G donnent accès au Haut Débit Mobile, c’est-à-dire des débits Internet pratiques allant jusqu’à 3 Mégabits par seconde et la voix en Haute Définition. Quant aux antennes 2G, elles sont spécialisées pour les appels. Leurs débits Internet sont plus faibles.

Comment sont transportés les appels et les échanges sur Internet ?

Toutes les communications faites via le smartphone sont transformées en signaux numériques. Un signal numérique est une série de 0 et de 1. Ces signaux numériques sont envoyés sur une antenne par un faisceau de lumière ou un faisceau électromagnétique.

Un faisceau de lumière c’est tout simplement de la lumière. Ce type de faisceau est transporté dans les câbles de fibre optique et les câbles sous-marins. Un faisceau électromagnétique est constitué d’un champ électrique (électricité de faible intensité) et d’un champ magnétique (aimant).

Quand vous appelez, ou quand vous naviguez sur Internet, vos informations sont donc transformées en lumière, en courant électrique ou en charge aimantée.

Les appels et les usages Internet (WhatsApp, Facebook, navigation Web, YouTube) sont donc traités dans le téléphone et transformées en 0 et 1. Ensuite le téléphone envoie ces informations sur une antenne grâce à un tunnel virtuel qui est appelé une onde électromagnétique.

L’antenne (antenne relais) envoie ces informations vers les centres de données de Orange. Du centre de données, ces informations sont transmises à votre destinataire en utilisant le réseau de fibre optique national, puis l’antenne relais proche de votre destinataire.

Quand c’est nécessaire, certaines informations transitent par les câbles Internet sous-marins et vont dans les grands centres de données répandus dans le monde (Centre de données de Google, de Facebook, de Microsoft, de Amazon, etc..).

C’est quoi l’intelligence du réseau chez Orange ?

Pour communiquer sur le réseau Orange (Appel, SMS, Internet, Orange Money), il y a des antennes, des câbles de fibre optique, des câbles sous-marins et des centres de données. C’est grâce à toutes ces installations de haute technologie que les informations des utilisateurs sont transmises d’un point A à un point B au Cameroun et partout dans le monde.

Il y a un volume de données important qui circule à chaque seconde dans toutes ces infrastructures. Il faut donc que chaque parole, chaque sourire, chaque image, chaque vidéo transmise par un utilisateur parvienne instantanément à son destinataire.

Le réseau de Orange doit donc traiter ces centaines de milliards d’informations à chaque seconde avec une qualité irréprochable pour l’ensemble des millions de clients.

Comment l’intelligence de réseau est mise en œuvre chez Orange Cameroun?

-       La première action concerne la surveillance des milliers d’antennes qui sont installées dans l’ensemble du pays. Toutes ces antennes sont surveillées par une équipe de supervisions 24 heures sur 24. Cette équipe vérifie que chaque antenne est bien fonctionnelle et qu’elle n’est pas surchargée par le volume d’informations qu’elle reçoit et envoie.

-          La deuxième action concerne la maintenance de ces antennes : Toutes les antennes ont un calendrier de maintenance qui est exécuté par une équipe d’ingénieurs aguerris. Ce calendrier comprend également l’alimentation des antennes en énergies alternatives, dans le cas où la source d’énergie électrique principale serait interrompue. L’énergie alternative peut être fossile (gasoil) ou renouvelable (solaire).

-          La troisième action concerne la gestion des flux d’informations qui transitent par le réseau. Cette gestion se fait à trois niveau : niveau 1 : le pré-stockage des données Internet. Niveau 2 : l’orientation du trafic des informations. Niveau 3 : la priorisation des trafics d’information.

C’est quoi le pré-stockage des données Internet?

Lorsque les utilisateurs du réseau Orange vont sur Internet, il y a un ensemble d’informations qui sont partagées par un grand nombre de personnes. C’est par exemple des vidéos, des images, des fichiers ou simplement des pages Internet.

Orange Cameroun récupère ces informations chez les grands fournisseurs de données Internet mondiaux (Google, Facebook, etc.), puis ces données sont conservées dans les centres de données de Orange à Douala et à Yaoundé.

Ce pré-stockage des informations permet aux utilisateurs d’accéder plus rapidement à leurs informations. Il permet également que ces informations soient disponibles même en cas de coupure des câbles Internet sous-marins.

Par exemple à la mi-janvier, on a pu vérifier l’efficacité de ce système, lorsque deux câbles sous-marins majeurs (WACS et SAT 3) qui connectent le Cameroun sur Internet ont été coupés aux larges de Limbé. Malgré cette coupure, les utilisateurs continuaient à avoir accès à YouTube et à Facebook par exemple.

C’est quoi l’orientation du trafic des informations?

Parfois, il arrive qu’une antenne de relais ne fonctionne plus pour une raison technique. Il arrive aussi très souvent qu’un câble fibre optique enterré dans le sol soit coupé pour une raison quelconque.

Lorsqu’un tel incident se produit, il y a un ensemble de boîtiers intelligents installés dans tout le réseau par orange. Le rôle de ces boîtiers est de détecter automatiquement des anomalies sur l’acheminement des données dans le réseau à un endroit donné.

Dès qu’une anomalie est détectée, elle est analysée, puis ce boîtier (appelé nœud de réseau) communique avec les boîtiers voisins afin de leur transmettre toutes les données qui ne peuvent plus être transmises par les antennes qui dépendent de lui.

Par exemple supposons que la fibre optique soit coupée entre Edéa et Kribi. Les boîtiers qui surveillent les antennes relais à Edéa et à Kribi vont détecter automatiquement cette anomalie, puis ils vont proposer des chemins de contournement afin que les appels ou Internet continuent à être fonctionnels entre Edéa et Kribi.

Toute cette intelligence du réseau s’effectue sans intervention humaine. L’équipe en charge de la supervision peut simplement agir comme un pilote dans un avion lorsque le pilote automatique prend une décision. Cette équipe peut contrôler que cette décision est conforme et laisser agir les boîtiers intelligents.

C’est quoi la priorisation du trafic des informations?

Les informations qui sont envoyées dans le réseau transitent par les antennes installées partout dans le Cameroun. Dans les villes, le long des axes routiers, dans les villages…Il arrive parfois que le volume d’informations qui sont envoyées sur une antenne soit trop important pour la capacité de cette antenne. Si le réseau n’agit pas pour réguler cet énorme flux d’informations, la qualité des appels et de l’Internet seront dégradés.

Quand la qualité des appels est dégradée, les appels n’aboutissent pas, ou ils sont de mauvaise qualité, ou alors ils sont interrompus en pleine conversation.

Lorsque la qualité de l’Internet est dégradée, un équipement d’analyse du trafic installé par Orange permet de prendre automatiquement les mesures correctives adéquates. Le DPI est le nom de cet équipement (Deep Packet Inspection).
Cet équipement est un logiciel qui analyse les données qui circulent sur une partie du réseau, puis décide d’accorder la plus grande priorité aux données qui exigent un fonctionnement en temps réel : les appels, la vidéo en streaming, la navigation sur les réseaux sociaux. Une priorité moindre est alors accordée aux autres données telles que les téléchargements de fichiers.

Grâce à l’intelligence du DPI, les utilisateurs ont la garantie d’avoir autant que possible une expérience optimale sur le réseau Orange.

Le réseau de télécommunication de Orange Cameroun est une infrastructure ultramoderne qui doit être disponible 24 heures sur 24 et à chaque seconde. Cette infrastructure est constituée d’un grand nombre d’équipements et de logiciels qui sont entretenus, développés et changés régulièrement afin d’assurer une expérience irréprochable à plusieurs millions d’utilisateurs dans tout le Cameroun.

Pour que cette expérience soit irréprochable, Orange a développé une intelligence du réseau qui s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’intelligence de centaines de professionnels camerounais, africains, asiatiques et européens.

Serge Mbarga Owona
Product Manager
Orange Cameroun

dimanche 9 février 2020

20 Raisons pour accomplir son devoir citoyen.

Pendant vingt jours, j’ai écrit un ensemble de tweets afin de dire et de montrer pourquoi il est important que chaque citoyen aille voter pour choisir ses élus.

J’ai méthodiquement pensé à chacun de ces textes chaque matin, guidé par la conviction que le vote est la voie républicaine appropriée pour choisir les leaders qui sont en première ligne pour bâtir notre pays le Cameroun, au service de tous les habitants.

Le vote est la voie républicaine, c’est aussi la voix citoyenne la plus puissante pour approuver ou sanctionner un projet politique.

Lorsqu’on agit avec conviction et passion comme je l’ai fait, aucune tâche n’est difficile. Ces tweets sont le résultat de cette réflexion quotidienne que j‘ai menée avec la constance scientifique d’un métronome et la concentration rigoureuse d’un citoyen aimant profondément son pays.

20 jours exactement. C'est le nombre de jours avant le 09 Février. Que se passera-t-il le 09 Février ? Tout camerounais inscrit sur les listes électorales pourra choisir son maire et son député dans la République du Cameroun. Dans la République, le citoyen décide en votant!

09 Février 2020: JJ - 19. L'exercice démocratique est une activité citoyenne simple. Le citoyen a des besoins, des valeurs, des souhaits, des projets... Le leader politique a des convictions, un projet qu'il soumet au citoyen. Le citoyen choisit en votant.

09 Février 2020: JJ - 18. 1990: le multipartisme revenant au Cameroun, le Président Biya fit un discours au pays. "il faut se préparer à une éventuelle concurrence", dit-il au RDPC. La démocratie c'est la concurrence...

09 Février 2020: JJ - 17. Dans la vie démocratique du Cameroun, il y a un jour pour le citoyen votant et 99 jours pour le citoyen bavard. Le citoyen votant peut évidemment bavarder pendant 100 jours, en ayant voté...

09 Février 2020: JJ - 16. Au Cameroun: - Il y a 26 229 bureaux de vote - L'inscription sur les listes électorales et la carte d'électeur sont gratuits - Les urnes sont transparentes - Le comptage des votes est public.

09 Février 2020: JJ - 15. Ce samedi 25 janvier, c'est le début de la campagne électorale pour les élections municipales et législatives au Cameroun. Lisons les programmes des candidats, soyons des citoyens vigilants...

09 Février 2020: JJ - 14. La campagne électorale a débuté hier au Cameroun. Dans ma commune à Douala, Rostand Tokap, entrepreneur de 43 ans est mon candidat maire pour le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais.

09 Février 2020: JJ - 13. Les maires sont les élus de proximité. Ils devraient: - Faciliter les démarches administratives - Développer: emploi, culture, loisirs, énergies alternatives, civisme - Agir pour les transports.

09 Février 2020: JJ - 12. Les camerounais qui ont fait l'effort de s'inscrire sur les listes électorales choisiront leurs élus. La politique de la chaise vide, expliquée par des raisons perfides est une comédie absurde.

09 Février 2020: JJ - 11. Dans 11 jours, les camerounaises et les camerounais éliront leurs maires et députés. L'Etat soutient financièrement la campagne des partis. C'est la loi. Financement déjà disponible. C'est bien.

09 Février 2020: JJ - 10. Au Cameroun, le député est un élu de la Nation. Membre d'un parti et représentant d'une circonscription à l'assemblée. Les députés examinent et proposent des lois. Ils travaillent en commission.

09 Février 2020: JJ - 09. En théorie, tout paraît facile. Les idées et les choix qu'on défend ou qu'on promeut derrière l'écran de son smartphone sur tout sujet sont théoriques. La carte d'électeur n'est pas théorique.

09 Février 2020: JJ - 8. La démocratie camerounaise est un régime égalitaire dans lequel les voix ont le même poids. Il faut additionner ses voix pour gagner. L'équation est simple: convaincre le citoyen qui est le roi.

09 Février 2020: JJ - 7. Dimanche prochain à cette heure-ci, je serai souriant, ma carte d'électeur à la main. Je me rendrai dans le bureau de vote de mon quartier et je choisirai mon maire et mon député, Inch'Allah...

09 Février 2020: JJ - 6. "Le Cameroun sera, ou ne sera pas". Il est et sera par l'assurance, la détermination et le combat de ceux qui le bâtissent aujourd'hui. Il est et sera toujours un pays libre qui donne le choix.

09 Février 2020: JJ - 5. 180 députés seront élus dans la transparence. Quel que sera leur parti, chacun sera un leader, tenant sa légitimité du peuple. Peuple n'est pas un mot vide de sens. C'est un ensemble de citoyens.

09 Février 2020: JJ - 4. La démocratie n'est pas un concours de malhonnêteté. La démocratie donne le pouvoir à ceux qui acceptent les règles démocratiques : les citoyens. Le vote est une règle citoyenne importante.

09 Février 2020: JJ - 3. Le Cameroun vote ce dimanche. Quelques chiffres: * 7 116 314 électeurs * 25 000 bureaux de vote * 10 500 conseillers municipaux * 360 communes * 180 députés * 35 partis politiques en compétition.

09 Février 2020: JJ - 2. Nous sommes vendredi 07 Février. Le Cameroun est en campagne électorale pour choisir ses conseillers municipaux et députés. C'est un grand moment de ferveur nationale. Choisissons notre avenir.

09 Février 2020: JJ - 1. Demain le vote. Tout citoyen inscrit a la possibilité d'orienter notre destin commun. En choisissant les élus qui seront au service du Cameroun; tous ensemble auront un seul objectif: TRAVAILLER.

dimanche 19 janvier 2020

L'imposture du Zoïle.

Ils sont deux. Deux Camerounais, à coté d'un Marocain, un Congolais, un Français. Ils sont trois journalistes: un Français et deux Camerounais. Le sujet est le Cameroun et sa capacité d'honorer ses engagements en 2021, en organisant la CAN.

Les deux Camerounais transpirent le parti pris, tout journalistes qu'ils seraient. Nous sommes à Paris, en 2020. C'est de ce type de journalistes-là que la France est encore friande, s'ils sont Africains. Ils n'ont plus revu leur terre natale depuis des années. Du moins l'un des deux, jadis animateur spécialisé dans la propagation des rumeurs, doué du lexique typique de l'élève entré en série littéraire comme dans une chambre funéraire. Mongo Beti en son temps fustigeait cette France rance, accrochée à une Afrique hors sol, bien attachée, par quelques Africains bien choisis pour cela, à des stéréotypes désuets.

L'ancien animateur est à Paris devenu journaliste. Il a la peau plus bigarrée qu'à Yaoundé. Il a le même verbe: celui de l'élève de série littéraire vomi par toute chose littéraire. Le cancre, l'imposture brillent dans son expression, dans sa logique vermoulue de Camerounais médiocre, Camerounais bien de son temps, c'est-à-dire aussi médiocre que sans vergogne lorsqu'il s'agit d'exprimer toute cette médiocrité.

Il parle de son pays natal, qu'il n'a plus vu depuis dix ans au moins. Il parle des réalisations de ce pays en vue de l'an prochain. Il reste l'élève de série littéraire tout à fait raté qu'il fut. La logique l'a toujours aveuglé. Il parle d'un avocat décédé cette semaine. Se fait reprendre par son volubile compatriote, qui souhaite le voir concis et poser sa question.

Le Congolais, de ces trois hommes, est le seul qui a visité le Cameroun récemment. Il y était encore hier. Il a pu visiter toutes les infrastructures à aboutir pour réussir une coupe d'Afrique de foot. Il a dit qu'à ce jour, les travaux en sont à quatre-vingt-dix-neuf pour cent d'achèvement. Il a relevé le dynamisme des Camerounais qui ont déjà fourni davantage que le parc hôtelier nécessaire. Tout cela a le don de ne pas contenter notre animateur de Yaoundé, promu journaliste à Paris par une carte de réfugié politique. Il émet donc des doutes, quant à ce qu'il ne pourrait pas aller voir lui-même.

Le Congolais de lui répondre en substance ceci : " (...) Je pense qu'il faut mettre un terme à ce pessimisme.Il y a une Afrique qui avance, et quand vous l'analysez à partir de l'extérieur, peut-être que vous ne vous rendez pas compte des réalités sur la situation des choses. Moi je vous parle de ce que j'ai vu. Ce n'est pas ce qu'une certaine presse, qu'elle soit d'une ligne éditoriale contre ou pour le pouvoir, peut raconter.

Je viens du Cameroun, je suis arrivé ce matin. Je viens du Cameroun, j'ai conduit une délégation, j'ai fait Yaoundé, Douala, Bafoussam et Garoua, J'ai vu les réalisations, je peux vous dire que vous devez être fier d'être Camerounais, d'avoir ce que moi j'ai vu comme infrastructures. Les pelouses que j'ai vues là, au jour d'aujourd'hui, c'est des pelouses standard même coupe du monde que le Cameroun va fournir.(...) Donc je pense que vous devez être fier plutôt que d'être pessimiste."

Ainsi va le monde, un dimanche soir sur les bords de Seine, lorsqu'un certain exil lance un regard à la rivière des crevettes.

Ada Bessomo.

Illustration: Justin Ebanda Ebanda

dimanche 13 octobre 2019

Les règles du jeu de songo



I.    Qu’est-ce que le jeu de songo ?


Le jeu de songo (songo) est un jeu de réflexion africain. Il appartient à la famille des jeux appelés « Jeux de semailles ». Ces jeux sont appelés ainsi, car dans la pratique, en y jouant on distribue des pions ou des graines dans des cases, puis on en retire un certain nombre pour effectuer des captures. 

Ce mouvement de distribution et de capture est assimilé à l’action de semer et de récolter. Les jeux de semailles sont présents partout en Afrique, en Amérique du sud (Brésil), au moyen orient (Bahreïn) et en Asie du Sud-Est (Indonésie, Vietnam, Cambodge…).

Le songo est une variante des jeux de semailles présente au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Congo. Le plateau de jeu de cette variante comporte 14 cases réparties en deux camps de 7 cases chacun.

Pour y jouer, il faut avoir 70 graines ou pions, en plus du plateau de jeu.
Les graines peuvent être des cailloux, de petits noyaux de fruits, ou des billes. Elles sont indifférenciées. Ça signifie qu’il n’y a pas de distinction entre elles. Toutes les graines du songo peuvent être identiques.


La pratique des jeux de semailles dans le monde. Représentation issue de l’ouvrage Wari et solo. Le jeu de calculs africain [A. Deledicq & A. Popova]


II.                Description du plateau de jeu


Le plateau du jeu de songo comporte deux rangées de 7 cases. Chaque rangée constitue le camp d’un joueur. Dans le songo, il y a donc au total 14 cases. Le plateau de jeu peut être fabriqué en creusant 14 trous dans le sol, en sculptant une bille de bois, en utilisant du bois et du plastique, ou alors en évidant des troncs de bambou.

Quelques exemples de plateaux de jeu de songo :
               


Plateau de songo sculpté dans du bois.



Plateau de songo fabriqué en bois et en plastique.



Plateau de songo fabriqué en bambou évidé.

III.             Le but du jeu


Au début de la partie de songo, il y a 70 graines dans le plateau de jeu. Chaque joueur possède 35 graines dans son camp. Ces graines sont réparties dans chaque case à raison de 5 graines par case.

Le but du jeu est de capturer 40 graines dans le camp de l’adversaire. Cette capture des graines s’effectue progressivement au cours du jeu, selon des règles déterminées par la position des cases sur le plateau et le nombre de graines qu’elles contiennent.

Une partie de songo peut s’achever par un match nul ou la victoire d’un des joueurs. Pour gagner, il faut absolument avoir capturé 40 graines au moins. Ce nombre de graines correspond à l’ensemble des graines possédées par un joueur en début de partie, auquel il rajoute 5 graines de l’adversaire.

IV.             La distribution des graines


Pour jouer une partie de songo, il faut un plateau de jeu contenant 70 pions, ainsi que deux joueurs. 

Les joueurs s’asseyent l’un en face de l’autre. Chaque joueur est assis devant son camp constitué de 7 cases. Dans chaque case, il faut mettre initialement 5 pions. Ci-dessous une représentation schématique d’un plateau de songo avant le début du jeu.



Par convention, les deux camps sont appelés Nord et Sud. Les joueurs de chaque camp sont respectivement appelés "Joueur Nord" et "Joueur Sud".

Les cases du joueur Nord sont identifiées par les symboles N0, N1, N2, N3, N4, N5 et N6. Les cases du joueur Sud sont identifiées par S0, S1, S2, S3, S4, S5, S6. Cette notation conventionnelle n’est pas indispensable pour apprendre à jouer. Elle sera utile pour expliquer plus simplement certains coups du jeu et certaines stratégies.

D'un commun accord, les joueurs choisissent celui qui débute la partie. Ce choix n’est pas déterminant pour gagner ou perdre un match. Les coups sont joués de façon alternée entre les deux joueurs.

Pour jouer un coup, il suffit de choisir une case de son camp, ramasser toutes les graines de cette case, puis les distribuer dans toutes les cases suivantes; les siennes et celles de son adversaire.

Il faut à chaque fois déposer une graine par case. La distribution des graines s’effectue dans le sens des aiguilles d’une montre; c’est-à-dire de la droite vers la gauche.

Il faut noter que ce sens de la distribution des graines dans le songo est différent de celui de la variante du jeu appelée awalé, awele, oware, ou Wuri. Cette variante est pratiquée dans certaines régions du Cameroun, ainsi qu'en Afrique de l’Ouest: Cote d’Ivoire, Nigéria, Ghana, Sénégal…

Par exemple, supposons que le joueur Sud joue son premier coup et choisit sa case S2: dans ce cas, il videra la case S2 de son contenu et il distribuera respectivement une graine dans les cases S1, S0; puis dans les cases N0, N1 et N2. Le coup du joueur s’arrête uniquement lorsqu’il a distribué toutes les graines issues d’une case.

Voici l’aspect qu’aura le plateau du jeu à la suite du premier coup du joueur Sud (en rouge, les cases qui ont été impactées par le coup du joueur sud) :

Un moyen mnémotechnique pour se souvenir de la règle de distribution des graines dans le songo : RADIMESE
  • Ramasser toutes les graines
  • Distribuer toutes les graines
  • Mettre une graine par case
  • Sens des aiguilles d’une montre


Le Cas particulier du grenier ou de la maison (ndà) :

Un grenier est une case contenant plus de treize pions. Pour distribuer les pions issus d’une telle case, il faut en mettre progressivement dans chaque case du plateau de jeu jusqu'à en faire le tour. Le tour du plateau ayant été effectué, il restera encore des graines à distribuer.

Si le joueur qui effectue le coup possède encore une graine en main (cas du grenier contenant 14 pions), cette graine est considérée comme une prise. Elle est retirée du plateau du jeu et conservée par le joueur ayant effectué le coup.

Si le joueur qui effectue le coup reste avec plus d’une graine en main, il redistribue chacune de ces graines dans le camp de son adversaire, toujours le sens des aiguilles d’une montre (de la gauche vers la droite dans le camp adverse).

Par exemple dans la représentation ci-dessous du plateau de jeu, le joueur Nord possède un grenier dans sa case N4.





Représentation du plateau de jeu après que le joueur Nord a joué son grenier en N4 



Après que Nord a joué avec sa case N4, toutes les cases du plateau de jeu ont reçu une graine supplémentaire. Nord a donc distribué 13 graines dans l'ensemble du plateau de jeu. Il conserve la dernière graine et elle devient une récolte, car il y a une règle qui interdit de distribuer une graine dans la case extrême gauche du camp adverse. Nous y reviendrons dans le paragraphe consacré aux interdits du jeu.

Comme indiqué plus haut, un grenier est une case contenant plus de treize graines. Comment s’effectue la distribution des graines lorsqu'un grenier contient par exemple 15 graines ?

Dans ce cas, le joueur distribue 13 graines dans l’ensemble des cases du plateau de jeu, puis il distribue les deux graines restantes dans le camp de son adversaire.

Par exemple dans la représentation ci-dessous du plateau de jeu, le joueur Nord possède un grenier de 15 graines dans sa case N4.



Représentation du plateau de jeu après que le joueur Nord a joué son grenier en N4


Après que Nord a joué avec sa case N4, toutes les cases du plateau de jeu ont reçu une graine en plus. Nord a donc distribué 13 graines dans le plateau de jeu. Ensuite, Nord distribue les deux graines restantes dans les cases S6 et S5 de son adversaire.

V.               La prise des graines


Comme indiqué précédemment, le but du jeu de songo est de capturer au moins 40 graines dans le camp de l’adversaire pour gagner la partie. Cette capture des graines s’effectue progressivement au cours du jeu, selon des règles déterminées par la position d’une case sur le plateau et le nombre de graines qu’elle contient.

Les graines sont capturées uniquement dans le camp de l’adversaire. Comment capturer des graines ? 

Au terme de la distribution des graines contenues dans une case, si la dernière graine est jetée dans une case de l’adversaire contenant déjà 1, ou 2, ou 3 graines, alors le joueur effectuant le coup ramasse toutes les graines de cette case. Le joueur ramasse également toutes les graines qui sont dans les autres cases de l’adversaire dont le cumul total est égal à 2, 3 ou 4.

Utilisons les trois exemples ci-dessous pour illustrer des situations de prises de graines par le joueur Sud :

Exemple 1 : Le joueur sud Capture six graines chez Nord en jouant en S1.

Situation avant le coup :

En jouant sa case S1, le joueur Sud va récolter 4 graines dans la case N0 et 2 graines dans la case N1


Situation Intermédiaire (Sud a distribué les pions issus de la case S1) :


Situation Finale (Sud a capturé les pions dans les cases N0 et N1) :










Exemple 2 : Le joueur sud Capture neuf graines chez Nord en jouant en S2.

Situation avant le coup :


En jouant sa case S2, le joueur Sud va récolter 3 graines dans la case N4 et 4 graines dans la case N5 et 2 graines dans la case N6.

Situation Intermédiaire (Sud a distribué les pions issus de la case S2) :


Situation Finale (Sud a capturé les pions dans les cases N4, N5 et N6)
:

Il faut noter que le joueur Sud ne capture pas les graines dans les cases N2 et N0, bien que ces cases remplissent les conditions d’une récolte de graines.

Pourquoi n’y a-t-il pas de capture de graines dans les cases N2 et N0? La capture des graines s’effectue dans toutes les cases dont le total des graines après la distribution est compris entre deux et quatre graines. Mais dès qu’une case ne remplit pas cette condition de prise des graines, la récolte des graines s’interrompt.


Exemple 3 : Le joueur sud joue avec un grenier de 17 graines en S5 et Capture onze graines chez Nord

Situation avant le coup:


En jouant sa case S5, le joueur Sud va récolter 2 graines dans la case N0, 3 graines dans la case N1, 2 graines dans la case N2 et 4 graines dans la case N3.


Situation Intermédiaire (Sud a distribué les pions issus de la case S5):

En comparant la situation avant coup et la situation intermédiaire, on remarque que les cases N0, N1, N2 et N3 ont chacune reçu deux graines. Cette distribution est en accord avec la règle de distribution des graines issues d’un grenier (Case contenant plus de 13 pions).

En effet, lors de la distribution des graines issues d’un grenier, un tour complet du plateau de jeu est effectué, ensuite les tours suivant sont effectués exclusivement dans le camp de l’adversaire. Cette distribution des graines s’effectue évidemment de la gauche vers la droite (sens des aiguilles d’une montre).









Situation Finale (Sud récolté 11 graines issues des cases N0, N1, N2 et N3):


Un moyen mnémotechnique pour se souvenir de la règle de capture des graines dans le songo: DITOTO
  • Distribuer les graines
  • Total des graines de la dernière case
  • Total des graines des cases précédentes


VI.             Les interdits


Il y a plusieurs interdits dans le jeu de songo. Il est interdit de :
  • Distribuer une graine dans le camp de son adversaire à partir des cases N6 ou S0
  • Distribuer deux graines dans le camp de son adversaire à partir des cases N6 et S0, sauf s’il s’agit de faire une capture de graines.
  • Capturer des graines uniquement dans les cases S6 et N0
  • Effectuer une capture qui prive son adversaire de graines

 Quelques situations du jeu permettant de matérialiser les différents interdits :

·         Interdiction de distribuer une graine dans le camp de son adversaire à partir des cases N6 et S0 :
Ni le joueur Nord, ni le joueur Sud ne peuvent distribuer leurs pions des cases N6 et S0.

·      Interdiction de distribuer deux graines dans le camp de son adversaire à partir des cases N6 et S0, sauf s’il s’agit de faire une capture de graines.
Ni le joueur Nord, ni le joueur Sud ne peuvent distribuer leurs pions des cases N6 et S0.


Mais le joueur Nord et le joueur Sud peuvent distribuer leurs pions des cases N6 et S0, car à l’issue de cette distribution, ils feront des captures de graines chez l’adversaire. 




 
·         Interdiction de capturer des graines uniquement dans les cases S6 et N0
Le joueur Nord et le joueur Sud peuvent distribuer les pions des cases N5 et S3. Mais au terme de cette distribution, ils ne feront pas de capture de graines, car il est interdit à Nord de capturer des graines en S6 et à Sud de capturer des graines en N0.


·         Interdiction d’effectuer une capture qui prive son adversaire de graines

Le joueur Nord peut distribuer les pions de la case N3. Mais au terme de cette distribution, il ne fera pas de capture de graines, car il est interdit de faire une récolte qui laisse son adversaire sans aucune graine dans son camp (on dit qu'il est interdit d'assécher le camp de l'adversaire).


Interdiction de jouer avec une case autre que celle qui contient le maximum de graines, lorsque le camp de l’adversaire n’a plus aucune graine. Cet interdit s’appelle la règle de solidarité.

 Le joueur Sud doit jouer avec la case S3, car le camp de son adversaire n’ayant plus aucune graine, il doit choisir une case contenant le maximum de graines.


VII.          Quelques stratégies


Le but du jeu de songo étant de capturer au moins 40 graines dans le camp de l’adversaire, il existe un ensemble de stratégies déployées par chacun des joueurs pour atteindre cet objectif au cours d’une partie.

Ces stratégies visent à contraindre l’adversaire à perdre l’initiative dans le jeu et à demeurer en permanence dans une position défensive.

A.                La menace simple


Une menace simple consiste à mettre un nombre suffisant de graines dans une case afin que cette case puisse potentiellement effectuer des prises dans le camp de l’adversaire.

Un adversaire soumis à une menace simple peut choisir de l’ignorer, de la bloquer en déplaçant les pions de la case menacée ou en y rajoutant un pion. Il peut aussi mettre en œuvre une contre-menace de telle sorte qu’après la prise de son adversaire, la sienne soit plus importante.

Dans la configuration de jeu illustrée par ce plateau, la case N4 du joueur Nord exerce une menace simple sur les cases S3 et S4 du joueur Sud.
De plus, la case S1 du joueur Sud exerce une menace sur la case N2 du joueur Nord.

Si le joueur Sud joue en S1, il fera une capture de trois graines en N2. Nord pourra répliquer en jouant N4. Nord effectuera alors une prise de 6 graines grâce aux cases S3 et S4.


B.                La menace double


Une menace double consiste à placer un nombre suffisant de pions dans deux cases afin que ces deux cases puissent potentiellement effectuer des prises dans deux cases du camp adverse.

Un adversaire soumis à une menace double peut choisir de l’ignorer, mais il ne peut pas la bloquer. Cependant, un joueur soumis à une menace double peut en limiter les effets en diminuant le nombre de pions qui seront capturés par l’adversaire, ou en créant une contre-menace.


Dans la configuration de jeu illustrée par ce plateau, les cases S0 et S1 du joueur Sud exercent des menaces simultanées sur les cases N1 et N2 du joueur Nord.
Pour limiter la menace double représentée par les cases S0 et S1, le joueur Nord peut déplacer le pion de la case N2. Il ne perdra alors que deux pions lorsque Sud jouera avec sa case S0.

C.                Le Yinda


Pour contrer une menace de l’adversaire sur une de ses cases, le joueur dispose de la stratégie du Yinda. Yinda est issu des deux mots « yin » et « ndà » signifiant dans la langue éwondo « renforcer la maison ».

La stratégie du Yinda consiste à rajouter une graine dans une case afin d’annuler une menace de capture de graines pesant sur cette case.

Le tableau ci-dessous illustre un cas de Yinda :

La case S4 exerçant une menace sur les cases N0, N1, N2 et N3, le joueur Nord peut limiter cette menace en déplaçant le pion de la case N1 dans la case N2.

En effectuant ce déplacement de pion, si la case S4 est jouée par Sud, le total des pions distribués en N2 sera égal à 5. Avec 5 graines en N2, la prise éventuelle de graines effectuées par Sud grâce à S4 sera limitée à 2 graines au lieu de 11 graines si le Yinda n’était pas posé.

D.                Le grenier (ndà)


Un grenier est une case contenant plus de treize pions. Le grenier symbolise une place forte dans le songo. On lui donne le nom ndà pour cette raison. Le mot ndà signifiant maison en langue éwondo.

Pour distribuer les pions issus d’une telle case, il faut en mettre progressivement dans chaque case du plateau de jeu, jusqu'à en faire le tour.

Le tour du plateau ayant été effectué, il restera encore des graines à distribuer. Ces graines sont distribuées dans le camp de l’adversaire.

Dans la stratégie du jeu de songo, le grenier est un atout important pour gagner la partie. En effet, grâce à lui, le joueur distribue les graines dans son camp et en distribue plusieurs fois dans celui de l’adversaire. Cette distribution multiple de graines dans le camp adverse peut entraîner la capture d’un nombre important de graines.

Le tableau ci-dessous illustre un exemple de Grenier :
La case S4 du joueur Sud est un grenier. A l’issue de la distribution des graines de S4, Sud est susceptible de récolter 11 graines.

E.                 Le bidoua


Au-delà d’être un jeu dont l’objectif est de capturer au moins 40 graines pour gagner, le bidoua est le mécanisme stratégique essentiel dans le jeu de songo.

Qu’est-ce que c‘est? Le bidoua est la traduction de la liberté de circulation des graines dans un plateau de songo. Il est en effet indispensable pour chaque joueur de pouvoir déplacer ses pions en toute liberté pour:
  • Alimenter une case afin de construire un grenier
  • Alimenter une case afin de développer des menaces
  • Déplacer des graines afin d'éviter une prise de l’adversaire
  • Conserver dans son camp un volume de pions plus important que celui de l’adversaire

Dans le jeu de songo, le joueur qui conserve un bidoua supérieur à celui de son adversaire a des chances prépondérantes de gagner la partie.

Le tableau ci-dessous illustre un cas de Bidoua avantageux pour le joueur Nord :


Pour évaluer le bidoua d’un joueur, on exclut toutes les cases susceptibles de transférer des graines à l’adversaire; ensuite, on effectue un déplacement potentiel des graines jusqu'à ces cases. La somme de ces déplacements potentiels constitue le bidoua de chaque joueur.


Quelques ouvrages de référence pour approfondir la pratique et la connaissance du jeu de songo:

Bonaventure Mvé Ondo : L’Owani et le Songa, deux jeux de calcul africains. Editions Sepia.

Serge Mbarga Owona : Le jeu de songo (Le livre contient un logiciel de jeu). Editions l’Harmattan.

Serge Mbarga Owona : Les jeux de calcul africains (ouvrage de modélisation mathématique et de présentation des algorithmes informatiques de l’awalé et du songo). Edition l’Harmattan.